‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècleChapitre 4 sur 201 · Zittel, ouvr. cit'é · texte numérisé non relu

Zittel, ouvr. cit'é

3. Stakislas Met; -ier. L'évolution des théories cosmologiques. Paris, Alcan, 1911, p. 350.

4. Voyez M.-J.-P. Flourens, Liages historiques. Paris, Garnier, 1856-1862, t. I, pp. 109, 112, 113, 121, 129, 155, etc.

HORS CADUES 7

Esprit clair autant que profond, pondéré autant que hardi, il a touché à tout avec une maîtrise égale. « Sciences diverses, art du dessin, langues mortes ou vivantes, aptitude à tout savoir, à tout exprimer avec bonheur, à tout classer avec méthode, à tout débrouiller, tout agrandir : voilà Guvier... C'est le premier naturaliste des temps modernes1 ». C'est « l'Aristote moderne2 ». G est « le génie de la synthèse accomplissant sans effort son œuvre presque divine8 ». A la nouvellte de sa mort, son adversaire scientifique, Etienne GeofTroy-Saint-Hilaire, s'écriait : « Je perds la moitié de moi-même et la meilleure * ». « Cette mort, disait Arago, nous rapetisse tous 3. »

Mais ce grand homme savait se faire petit devant Dieu. « Personne, disait, dans le style grandiloquent alors en usage, son biographe, un membre de l'Académie de médecine, personne plus constamment que lui ne respecta toutes les puissances : Dieu, la religion, les gouvernements et les rois, et le génie comme la vertu, tiges jumelles d'un tronc sacré0 ». Pasquier, à la

1. Isid. Bourdon, Illustres médecins et naturalistes. Paris, Comptoirs des Imprimeurs-unis, 1844, pp. 1-3.

2. C'est à Aristote que le comparent Bourdon (ouvr. cité, 132), J.-B. Dumas {Discours, II, 11), Flourens (Éloges, I, 206, 304-, etc.

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