‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècleChapitre 5 sur 201 · Bourdon, ouvr. cité · texte numérisé non relu

Bourdon, ouvr. cité

Chambre des Pairs, disait plus simplement : « Cuvier croyait, comme tous les esprits supérieurs, à une première Cause qui préside à toutes les destinées1 ». Et il le montrait, dans sa dernière leçon du Collège de France, parlant de cette Cause première avec un tel accent qu'on « se voyait au moment de toucher par l'examen du monde visible, au monde invisible, et (que) l'examen de la création évoquait la présence du Créateur9 ». Cuvier a, d'ailleurs, lui-même dans ses ouvrages, quoique assez rarement, témoigné de sa foi. Par exemple, il invoque l'autorité de la Bible pour rappeler que « l'un de nos premiers devoirs est de nous pénétrer de la bonté et de la sagesse de l'auteur de la nature par une étude suivie des œuvres de sa puissance3. »

Encore un grand nom, un très grand nom, qu'il faut inscrire sur la liste des croyants.

Il faut y ajouter celui de Jean-Baptiste-Pierre- Antoine Monet de Lamarck (1744-1829).

Lui aussi fut un initiateur, et de grande envergure. Il fut même un novateur. Il prodigua les

1. Séance du 18 décembre 1833, dans Le Moniteur du 18, n° 353, p. 2172.

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