‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècleChapitre 53 sur 201 · Grand Larousse, I · texte numérisé non relu

Grand Larousse, I

môme, que nous pouvons lire le monde et comprendre qu'il vient de Dieu1 ». Les systèmes des naturalistes, dit-il ailleurs, ne sont que « la traduction, dans la langue des hommes, des pensées du Créateur. Si vraiment il en est ainsi, cette faculté qu'a l'intelligence humaine de s'adapter aux faits de la création et en vertu de laquelle elle parvient instinctivement, sans en avoir conscience, à interpréter les pensées de Dieu, n'estelle pas la preuve la plus concluante de notre affinité avec le divin Esprit?... Rien n'est plus opportun pour le philosophe que de s'efforcer, par l'étude des opérations de son propre esprit, à se rapprocher des œuvres de la Raison divine. Qu'il apprenne, en pénétrant la nature de sa propre intelligence, à mieux comprendre l'intelligence infinie, dont la sienne n'est qu'une émanation! Une semblable recommandation peut, a première vue, paraître irrespectueuse. Mais lequel est véritablement humble? Celui qui, après avoir pénétré les secrets de la création, les classe' suivant une formule qu'il appelle orgueilleusement son système scientifique, ou celui qui, arrivé au même but, proclame sa glorieuse affinité avec le Créateur, et, plein d'une reconnaissance ineffable pour un don aussi sublime, s'efforce d'être l'interprète complet de l'intelligence divine avec laquelle il lui est permis, bien plus, il lui est, de par les lois de son être, ordonné d'entrer en communication... Si enfin il est démontré que la

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