‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècleChapitre 57 sur 201 · M. Boule, dans La Se. franc, I, 300 sq · texte numérisé non relu

M. Boule, dans La Se. franc, I, 300 sq

Il « a fait, au cours de sa longue carrière, une ample moisson de découvertes * » ; mais sa principale gloire lui est venue d'ailleurs : de la création et de l'organisation méthodique du musée de Paléontologie, et de l'influence extraordinaire qu'il à exercée sur les idées scientiliques de son temps : « Il n'est pas un zoologiste, pas un géologue, pas un paléontologiste, je dirai même pas un homme instruit, qui ne soit directement ou indirectement son disciple -. »

Cette influence émanait de l'homme comme du savant : ce À toutes les qualités du grand savant : extrême sagacité, merveilleuse l'acuité de généralisation, admirable clarté de style, Albert Gaudry , imbu des plus hautes conceptions morales, alliait les qualités, aussi rares, d'un grand cœur ». Il était « d'une àme délicate et tendre, d'une bonté chaque jour plus sereine » ; il réalisait « aux yeux des savants étrangers l'union de la science moderne et de l'ancienne courtoisie française ». Le congrès géologique international de 1900 fut pour lui comme une apothéose ; et en 4902, au Muséum, éclatait en son honneur, « comme des noces d'or scientifiques, la plus unanime manifestation de respect et d'admiration qu'un homme de science puisse rêver 3. »

Cette influence extraordinaire fut mise au service des idées évolutionnistes. C'était l'époque où

1. Armand Théveni.v, dans La Natui-e, 3 décembre 1908, p. 16.

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