Sachs
2. Aug. Pyrahe de Candolle, Mémoires et souve?iirs écrits par lui-même, publiés par son fils. Genève, Joël Cherbulliez, 1862, p. 352 (Lettre à son père, 4 mars 1795).
3. Préface mise par Littré à l'Essai sur la Philosophie des sciences d'A.-M. AairÈRE. Paris, Mallet-Bachelier, 1856. t. II, p. xxxv. Voyez aussi Flolrens, 51, 102.
au xix" siècle se rattachent à la découverte de la théorie cellulaire.
La cellule fut aperçue pour la première fois en 1665, par Robert Hooke, un physicien. Il n'y vit d'ailleurs que l'occasion de vanter les services de son microscope. Quelques botanistes essayèrent ensuite, avec des fortunes diverses, d'introduire dans la science la notion nouvelle, mais c'est vers 1840 seulement que le rôle de la cellule fixa l'attention générale et que la théorie cellulaire fut nettement esquissée.
A qui en est-on redevable?
Un Français, M. Henneguy, nous assure que l'Allemand Jacob-Mathias Schleiden (1804-1881), — avec Schwann dont nous reparlerons, — « est considéré à juste titre... comme le fondateur de la théorie cellulaire1»; et un Allemand, J. von Sachs, proclame que Charles-François Brisseau de Mirbel (1776-1854) « a droit, entre tous les botanistes français, au titre de fondateur de l'anatomie végétale microscopique2 ». Mettons-les donc, Mirbel et Schleiden, sur la même ligne. L'un et l'autre d'ailleurs professaient, sur la genèse de la cellule, des erreurs graves que les travaux ultérieurs ont dû rectifier.
Parmi ces travaux, les plus importants, et qui ont exercé, au profit de la science, une influence considérable, sont dus à Hugo von Mohl (1805-
1. Félix Henneguy, Leçons sur la cellule (professées au Collège de France), recueillies par Fabre-Domergue. Paris, G. Carré, 189G, p. 7.