Sachs
1872), à Karl-Wilhelm Nàgeli (1817-1891) et à Edouard Strasburger (1844-1912), qui, en ces derniers temps, passait pour le maître de l'embryologie et de la cytologie végétales.
A ces noms il faut ajouter celui de Philippe- Edouard-Léon Van Tieghem (1839-1914), qui entra dans la célébrité par les Recherches sur la symétrie de structure des plantes vasculaires (1872). « Par l'étendue et la précision de ses recherches et de son savoir, Ph. V. Tieghem, durant ce demisiècle, a joué un rôle particulièrement important. . . Il a refait, pourrait-on dire, cette science; presque tous les botanistes français actuels sont ses élèves et ses admirateurs. »
Il était, nous écrit un correspondant bien renseigné, « absolument étranger à toute idée religieuse... Pas sectaire d'ailleurs, semble-t-il, mais absolument indifférent. » Sur Strasburger, un autre témoin nous écrit : C'était un « protestant incroyant, mais pas sectaire, au moins vis-àvis des personnes y>. Sur les croyances de Mohl, nous ne savons rien. Nageli semble avoir été indifférent. « Schleiden fut libre-penseur, mais antimatérialiste et théiste1» ; ce qui veut dire "que ce « libre-penseur » croyait donc à l'àme et à Dieu. « Le vrai naturaliste, disait-il, ne saurait devenir matérialiste dans le sens actuel du mot ; il ne saurait nier l'esprit, la liberté, la divinité2. »