Syst. anal., 7 sq
de choses... produit sublime de la volonté toutepuissante » de Dieu1. « On a pensé que la Nature était Dieu même... Chose étrange! l'on a confondu la montre avec l'horloger, l'ouvrage avec son auteur- ». « La nature n'est que l'instrument, que la voie particulière qu'il a plu à la puissance suprême d'employer pour faire exister les diil'érents corps3 ». « Dieu seul peut donc créer, tandis que la nature ne peut que produire* ». « L'organisation et la vie sont le produit de la nature et en même temps le résultat des moyens qu'elle a reçus de l'Auteur suprême de toutes choses5 ». Aussi l'admiration adressée à la nature est-elle « fille de l'ignorance » ; car « lorsqu'on reconnaît qu'elle-même n'est qu'un ordre de choses... qu'un véritable instrument, toute notre admiration et toute notre vénération doivent se reporter sur son sublime Auteur6. »
Et l'ordre qui éclate partout dans cette nature y apparaît comme la signature irrécusable de Dieu, de sorte que, « mieux que par toute autre voie », il « fait connaître la puissance infinie de cet Etre suprême de qui tout provient7 ». Ce que nous observons d'industrie « dans la classe seule des insectes n'est-il pas plus que suffisant pour