Souv. entom., II
travaille la vie- ' », « d'un Universel Géomètre, dont le divin compas a tout mesuré* ». « Plus je vois, dit-il, plus j'observe et plus cette Intelligence rayonne derrière le mystère des choses. Je sais bien qu'on ne manquera pas de me traiter d'abominable causefinalier. Très peu m'en soucie ; l'un des signes d'avoir raison dans l'avenir, n'estce pas d'être démodé dans le présent?' »
A cette Intelligence, à ce Géomètre, à cet Architecte, à cette Raison des raisons, comme il dit ailleurs, il n'a pas « la pédante faiblesse de marchander le nom de Dieu4. »
A l'occasion de ses fêtes jubilaires, à Sérignan, un de ses visiteurs lui posa cette question : « Croyez-vous en Dieu? » — Réponse : « Je ne puis pas dire que je crois en Dieu, je le vois. Sans Lui, je ne comprends rien; sans Lui, tout est ténèbres. Non seulement j'ai conservé cette conviction ; mais je l'ai aggravée ou améliorée, comme vous voudrez. Toute époque a ses lubies. Je considère l'athéisme comme une lubie. C'est la maladie du temps. On m'arracherait la peau plutôt que la croyance en Dieu5. »
On se raconte encore à Sérignan la leçon magistrale que l'illustre vieillard, faisant irruption dans l'école, infligea au maître qui avait, devant ses élèves, condamné Dieu au nom de la science.