‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècleChapitre 80 sur 201 · Voyez Dennert · texte numérisé non relu

Voyez Dennert

6. Voyez P. Chalmers Mitchell, Le darwinisme et la guerre. Traduct. de Maurice Solovine. Paris, Alcan, 1916, p. 17. Wallace a marqué, dans son ouvrage sur le Darwinisme (1891), en quoi il diffère de Darwin.

Or, dans l'ouvrage où Wallace publia, bientôt après, la synthèse de la sienne, il affirme avec force l'existence, au-dessus de la loi de sélection, d'une autre loi de perfectionnement qui fait de l'homme un « être spirituel1 ». Et au-dessus de l'homme il montre Dieu, qui conduit l'évolution avec sa Providence 2.

Mais il est impossible, quand on parle d'anthropologie, de ne pas nommer Jean-Louis-Armand de Quatrefages de Bréau (1810-1892). On s'inclinait unanimement devant son caractère comme devant sa science. Sa probité scientifique était à ce point reconnue que Darwin aimait mieux, disait-il, être critiqué par lui que loué par un autre.

« M. de Quatrefages, écrit M. Edmond Perrier, pense que la religiosité (le besoin de religion), qui n'est au fond que le besoin de remonter aux causes, c'est-à-dire la raison même, est un trait suffisamment caractéristique de l'intelligence humaine3 pour faire de l'Homme un être excep-

1. A. Russel Wallace, La sélection naturelle. Essais tradvits de l'anglais sur la 2* édition, par Lucien de Gandolle. Paris, Reinwald, 1872, p. 377.

2. « La conclusion que je crois pouvoir tirer de ces phénomènes, c'est qu'une intelligence supérieure a guidé la marche de l'espèce humaine dans une direction définie et pour un but spécial, tout comme l'homme guide celle de beaucoup de formes animales et végétales. Les seules lois de l'évolution n'auraient jamais peut-être produit une graine aussi bien appropriée à l'usage de l'homme que le mais ou le froment », etc. (Ouvr. cité, p. 378). Il s'efforce ailleurs de montrer que l'évolution, même admise jusqu'au corps de l'homme inclusivement, n'est pas en désaccord avec la G nèse.

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