Mangin, 31d
4. Cité par Mangin, 319. Hermann Boërhaave (1778-1838), la grande illustration de l'Université de Leyde, était un grand croyant : voyez le Comte de Falloux, Madame Swetchine. Librairie académ., 5* édit., I, 50; et le Dr Descuret, La méde. cine des passions. Paris, Labbé, 2* édit., 1844, p. 94, note 4.
l'avait pris; mais sans le faire oublier : Quarante ans plus tard, le congrès médical, réuni à Paris, lui élevait dans la cour de l'Ecole de médecine une statue, œuvre de David d'Angers, qui, aujourd'hui encore, rappelle aux étudiants l'une des plus grandes figures de la médecine et de la science *.
Or, « la ferme raison de Bichat l'a défendu contre les suggestions de ces prétendus novateurs qui semblent s'affliger d'avoir une âme et d'être plus qu'une simple fange de la terre; esprits bornés et superbes qui, frappés de ces actes merveilleux de l'organisation, dédaignent de reconnaître la divine main qui l'a formée - ». Quant à lui, « ne répudiant aucune de ses croyances de jeune homme, il resta, avec conscience et courage, spiritualiste jusqu'au dernier jour3.
§ 2. — La Cytologie.
La Cytologie est la science de la cellule.
Nous avons déjà noté que cette science a renouvelé la Biologie. Le moins qu'on en puisse dire c'est qu'elle « est devenue une branche spéciale de l'Anatomie générale et la base des études histologiques \ »
1. Sur le piédestal, on a gravé cette inscription : A Xavier Bichat, le congrès médical réuni à Paris en 18i5.
2. E. Paris lt, Histoire des membres de l'Académie royale de Médecine. Paris, Baillière, 1845, II, 527.
3. Isid. Bourdon, Illustres médecins, 531. Du point de vue philosophique, son spiritualisme ne serait pas sans reproche.