Grande Encyclopédie, XXXIX, 785 sq
3. Voyez E. Duglaux, Pasteur, Histoire d'un esprit. Sceaux, Imprim. Charaire, 1896, pp. 82-85; et J. Lister, Œuvres réunies. Trad. du Dr Gustave Borginon. Paris, Délaye et Lecrosnier, 1882, pp. 163 sq. Pasteur, du reste, en convenait. En 1878, à l'occasion du jubilé professoral de Schwann, il lui écrivit une lettre où il reconnaissait « avoir parcouru quelquesuns des chemins ouverts » par lui, et signait : « L'un de vos... disciples et admirateurs » (Cité par Guillemet, 77).
de celui des matérialistes ' ». Il se sépare des athées comme des matérialistes, et, s'il ne cherche pas dans la créature, « la cause de la finalité dont témoigne à l'évidence la nature entière », c'est, dit-il, qu'il la cherche dans « le Créateur 2. »
« Schwann appartenait à une famille profondément religieuse... Aussi, voyons-nous figurer la théologie catholique... parmi les premières leçons qu'il suivit à Bonn3 ». Il demeura toute sa vie un « catholique fervent, prêt à s'incliner en toute matière, y compris les questions scientifiques, devant l'autorité de l'Eglise. Henle affirme que le manuscrit des Recherches microscopiques fut volontairement présenté à l'archevêque de Malines, qui ne trouva heureusement rien à dire à la théologie cellulaire \ »
Voilà encore un fondateur qu'il faut inscrire au nombre des croyants.
A sa suite, nommons deux grands histologistes.
Nous ne savons rien des sentiments religieux de Rodolphe-Albert Kôlliker (1717-1905), remarquable par ses « recherches d'anatomie et surtout d'histologie, science où il était devenu le maître de l'école moderne3. »
1. Schwann, Lettre du 22 décembre 1858 à Du Bois Reymond, citée par Kneller, 302.
2. D'après Léon Frédéricq (élève et successeur de ("Schwann), dans Ann. de V Académie royale de Belgique. Bruxelles, Hayez, 51* année, 1885;-, 215.