‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècleChapitre 86 sur 201 · Robin, loc. cit · texte numérisé non relu

Robin, loc. cit

moins nombreuses en médecine ' ; car ce grand histologiste fut aussi « un grand médecin *, »

Mais que ne fut-il pas? Artiste, lettré, poète, historien, érudit, étonnamment érudit, « il peut être considéré comme l'un des derniers encyclopédistes, si l'on prend ce mot pour désigner comme une sorte d'unification de tous les savoirs humains3 ». « Intelligence vaste et pénétrante, imagination créatrice,... mémoire prodigieuse que l'âge n'affaiblit point,... puissance de travail incroyable 4 » : ce fut une cervelle magnifiquement organisée.

Mais combien le cœur l'emportait sur la tête, et l'homme sur le savant! Droit, loyal, ami du franc parler, sans peur parce qu'il se savait sans reproche ; mais surtout affectueux et fidèle, « le plus sensible, le plus fidèle, le plus attentionné, le plus dévoué des amis5». Nous sommes de ceux qui en ont fait l'expérience.

Il n'a pas vu dans la science l'ennemie ou la remplaçante de la religion. A propos d'un article que nous avions publié sur la faillite du scientisme, il nous disait (août 1917) : « Pour marcher, j'ai besoin d'un appui (allusion à une infirmité de la jambe, reliquat d'une paralysie spinale infantile). L'idée ne m'est pas venue de m'appuyer sur un jonc élégant, fût-il boutonné d'or. 11 plie.

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