Ibid
3. De ovi Mammalium et Hominis genesi, epistolam ad Acadamiam Imperialeiu scientiarum petropolitanam dédit Carolus Ernestus Baer, Lipsia-, L. Vossii, MDCCCXXVI1, 35.
dérable. On l'a même appelé « un des plus grands biologistes du xix8 siècle l. »
L'apport de Jean-Jacques-Marie-Cyprien Coste (1807-1873) ne fut pas moindre2. Et ses convictions religieuses ne font aucun doute. Il dit, de l'étude à laquelle il s'est consacré, qu'elle « doit porter le dernier coup aux prétentions du matérialisme et raffermir les bases, un moment ébranlées, du spiritualisme ou de la philosophie chrétienne ». Et il ajoute, quelques lignes plus loin : « Le spiritualisme est, selon nous, la tendance nécessaire de cette école qui s'élève en France pour y devenir la raison scientifique ou Va posteriori d' une philosophie que de maladroits partisans ont bien pu compromettre en l'amoindrissant, mais qui se relèvera puissante par la réhabilitation de la finalité! Vainement le matérialisme, prolongement étiolé d'un siècle qui fut grand par les ruines qu'il amoncela, mais impuissant à les remettre en œuvre ; vainement le matérialisme cherche à porter atteinte aux causes finales qu'il veut abolir; vainement il est venu se placer sous le patronage des hommes les plus recommandables ; leur assistance n'a pu lui donner la fécondité. Nous le disons avec la conviction profonde qu'a du nous inspirer une longue
1. E. Gley, Traité élémentaire de Physiologie. Paris, Baillière, 2' édit., 1910, p. 211.
2. Voyez W. de Fontvieille, dans La Nature, 1" année (octobre 1873), et l'analyse d'une étude de M. Courty, dans Académie des sciences de Montpellier. Extraits des procès-verbaux des séances pendant Vannée 18i7. Paiis, Imprimerie de Cosson, 1847, pp. 41 sq.