‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècleChapitre 90 sur 201 · II · texte numérisé non relu

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étude : la fonction physiologique, c'est-à-dire la finalité, doit remonter au rang d'où on a voulu la l'aire descendre. Alors, mais alors seulement, la science reprendra son essor ». Signalons encore, dans cette étude dont il faudrait tout citer, ce passage caractéristique : « Ainsi donc la science, telle que nous la concevons, signale deux lois dans l'Univers : l'une inférieure, circulaire, inorganique, qui ne peut échapper, pour ainsi dire, à la fatalité de la courbe; l'autre, supérieure, spirituelle, active, qui subalterne la première, s'en empare pour la faire servir à ses desseins, la loi divine, le progrès entin. L'une obéit, l'autre ordonne. Ainsi donc, Dieu comme force initiale, la série animale comme moyen matériel, l'homme comme but : telle est la formule qui, émanée de la science, devient, selon nous, la réhabilitation de l'esprit, la raison du progrès. Désormais la science peut être définie : l'histoire du inonde enseignant Dieu1 . »

§ 4. — L'Anatomie pathologique.

L'Anatomie pathologique, qui étudie les altérations de l'organisme malade, a été fondée avant le xixe siècle2; mais elle a été merveilleusement

1. Costk, Embryogénie comparée, Cours du développa ment de l'Homme et des animaux. Edition belge, Bruxelles, .Société encyclographique des sciences médicales, 1838, Introduction, pp. 2, 3, 7.

2. C'est Théophile Bonnet (1620-1689) qui « a en quelque sorte créé l'analomie pathologique, et préparé la voie où s'est illustré Morgagui » (1082-1771), d'après la Nouvelle Biographie générale,

développée par l'école médicale issue de Bichat, par Cruveilhier surtout, dont nous aurons à parler bientôt. Signalons seulement, parmi les savants étrangers, Samuel-Thomas von Sommering (1755-1830), dont l'apport à cette science a été considérable, notamment pour la pathologie des organes des sens. On l'a proclamé aussi « le créateur de lanatomie chirurgicale1 ». Gomme les autres, il crut à l'àme et à Dieu".

§ 5. — V Anatomie comparée.

L'Analomie comparée (la science des analogies et des différences qui existent entre l'anatomie des différences espèces vivantes) a eu, nous l'avons dit, dans Cuvier, J. Mùller, R. Owen et Blumenbach, ses fondateurs. A leur suite on cite généralement Meckel, Ketzius, de Blainville, Gratiolet, Eschricht et Car us.

« Les premiers ouvrages de Johann-Friedrich Meekel (1781-1833) le placèrent au rang des anatomistes les plus distingués, et ses deux grands ouvrages d'analomie humaine et comparée l'ont mis depuis en tète de ceux de son pays et

VI, (1862), 631. Th. Bonnet était un ferme croyant. (Voyez A.-L.-J. Bayle, Revue médicale, IV, 1826, p. 98.) Morgagni, au cours d'une dissection, laissa tomber son scalpel en s'écriant : « Ah si je pouvais aimer Dieu comme je le connais » (Cle de Falloux, Madame Sweichine , sa vie et ses œuvres. Paris, Librairie Académique, 5* édit., 1861, I, p. 50). De nos jours encore, les étudiants en médecine disent, pour désigner la salle d'autopsie : « Chez Morgagni. »

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