‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècleChapitre 91 sur 201 · Voyez Dessert · texte numérisé non relu

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de son siècle1 ». Nous signalons sa haute valeur sans rien affirmer de ses sentiments religieux, nos recherches à cet égard n'ayant abouti à aucun résultat2.

Anders-AugustRetzius (1796-1860), la « gloire de la Suède3 », était, au témoignage de son fils, Magnus-Gustav, qui a marché brillamment sur ses traces, « profondément religieux; mais, dans ses écrits, il ne se prononce pas directement sur cette question4. »

Disciple et collaborateur de Guvier, puis son rival et enfin son successeur, Henri-Marie du Crotoy de Biainville (1778-1850) n'est pas l'idéal du savant. Trop enclin à contredire, trop acharné à se faire un nom, à étonner, à dominer; trop passionné, en un mot, ou, si l'on veut, trop personnel, il n'a pas toujours apporté, dans ses conceptions scientifiques, le sens du fait et de la mesure. Mais, esprit vigoureux et travailleur infatigable, il a, malgré tout, laissé une trace profonde. 11 a réuni et classé une multitude de documents où ses successeurs ont puisé à mains pleines. Parmi les idées originales qu'il a mêlées,

1. Bayle et Thillaye, Biographie médicale. Paris, Ad. Delahays, 1855, p. 915.

2. Pariset dit, en passant (Hist. Acad. Roy., 459) : « J'ose soutenir, avec Meckel, que la lésion des différents organes peut être le principe du dérangement des facultés de l'âme. J'emprunte ici ses propres paroles ». En l'absence du contexte de Meckel, que nous n'avons pu retrouver, il est malaisé de voir s'il établit, par ces paroles, une distinction véritable entre le corps et l'âme.

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