‹ La part des croyants dans les progrès de la science au XIXe siècleChapitre 92 sur 201 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

comme un ferment de vie, à la masse des faits, il y en a qui ont survécu, au grand profit de la science.

Le premier il a mis en un puissant relief l'influence du milieu sur la vie animale, et, par suite, l'importance de la forme que présente le vivant1. Mais il a principalement insisté sur la continuité des gradations dans l'échelle des êtres. Guvier voyait surtout leurs différences, et il les enfermait dans des « groupes déterminés, circonscrits, profondément séparés, sans liaison, sans passage ». H. de Blainville voit, dans le règne animal, « une série continue d'êtres qui, devenant à chaque degré plus animés, plus sensibles, plus intelligents, s'élèvent des animaux les plus inférieurs jusqu'à l'homme2 ». Les lacunes qu'on signale, les intervalles qui séparent les groupes et les espèces actuelles ont été remplis autrefois par des êtres disparus. De tout cet édifice, Dieu est la clé de voûte, comme il en est la base; de sorte que le progrès de la science ne peut que le révéler à l'homme de plus en plus.

Telle est la pensée dominante de son œuvre scientifique. Il la développe, par exemple, comme la conclusion de son Histoire de la science de l'organisation. Il montre « l'ensemble des connaissances humaines et divines comme constituant un cercle complet ayant pour terme Dieu ou la puis-

1. La forme traduit la distribution périphérique du système nerveux et délimite la surface qui sépare l'animal du milieu ambiant. Or, c'est à cette surface et par le moyen de ses nerfs que l'animal, caractérisé par la sensibilité, se met en rapports sensibles avec les choses extérieures.

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