AISNE. — ALLIER
venir, armés de haches et autres armes offensives, pour favoriser ce partage, qui a occasionné une dépréciation considérable; on a été jusqu'au point de couper les vignes par le pied, d'arracher les ceps par la racine, enlever les échalas, sans que les propriétaires ou possesseurs puissent s'y opposer sans courir les risques de perdre la vie. Les exposants sont continuellement menacés, et il y a eu déjà plusieurs personnes de Tun et de l'autre sexe blessées; les suites peuvent être fâcheuses, et, si vous ne déployez votre autorité, la confusion sera affreuse dans la commune de Tréloup, les lois méprisées, les droits confondusr et l'existence incertaine. Il en coûte aux exposants d'être obligés de retracer & vos yeux tant d'horreurs, mais la sûreté de leurs personnes, de leurs familles- et de leurs propriétés les y contraint, et ils vous supplient de donner des ordres nécessaires pour arrêter de telles déprédations.
Suivent 1 3 signatures.
[Arch,nat.,F"33o.] •
ALLIER
Pétition d^un hahitatU du département à la Convention. ^
S. d. — Président citoyen, la loi qui doit fixer le mode de 'partage des terrains communaux appartenant aux communautés d'habitants ne paraît point; son retard cause dans toutes les municipalités des désordres graves qui ne seront pas faciles & arrêter; les citoyens non fonciers s'emparent illégalement de ces mêmes terrains, les partagent à leur gré, les défrichent et y bâtissent. Les vrais citoyens murmurent et les mauvais se réjouissent. Pour le bien général, que ce mode si longtemps attendu paraisse pour faire cesser un soulèvement attisé par les aristocrates! Le département de l'Allier en est informé et récfame cette loi salutaire. — Dappbb.
[Arch.nat.,P*333.]