ISÈRE
ANNOISIN ^^\
Observations du curé â la Convention,
a 5 octobre 179». — Monsieur le président, d*après la lecture du décret qui ordonne la division des communaux, je me suis trouvé dans différentes occasions dans le cas de trouver des difficultés sur cette division où je soutenais, non comme curé, mais comme citoyen attaché à la République française et au principe de la Révolution, que tout curé actuel, ferme dans ces principes, devait participer à cette division, non comme curé, je le répète
Î parce que les qualités n'emportent avec elles aucuns droits de préérence sur cet article), mais seulement comme citoyen, pour en disposer en faveur de ses héritiers ou bien en faveur de ses enfants, s'il est marié ou s'il se décidait à prendre le parti du mariage. La question débattue, l'on m'a soutenu qu'il était suffisant que l'on fût curé pour qu'on ne participât point au bienfait de la Providence et de celui de la nation. Mon titre de citoyen n'est-il pas égal h celui d'un autre citoyen? Pourquoi mes descendants seraient-ils privés des droits que la nation nous a recouvrés, préférablement aux descendants des autres citoyens qui ne se trouvent pas, soit par inclination, manque de fortune ou par une force majeure des parents, avoir embrassé un état adopté dans l'empire avant la Révolution nécessitée . • .
P.'S. — Parmi les citoyens curés, il en est qui connaissent parfaitement l'agriculture, qui, par conséquent, peuvent servir d'exemple aux autres citoyens composant la commune. — Vitaut.
[Arch.nat.,F"333.]