LYON
Pélilton d'un habitant à la Législative.
[ai août ijgs. — H demande quon réserve dans les partages de communaux nne pai*tie pour les volontaires, dont tria plupart sont de simples journaliers 7). — Girod. — Arcb. nat., F*° 33o.]
SAlNT-iTIENNE-LA-VARENNE ^*l
Pétition de la municipalité au Comité J[ agriculture.
[i"' mars ijgS. — Les membres de la municipalité protestent contre les effets du décret du 1 1 octobre. ]
. , . Attendu que ceux étant rière ie territoire dudit Saint-Etienne , et même dans toute l'étendue du district de Villefranche, il n'en est point qui soient en état de culture et qui, étant partagés, augmenteraient infailliblement les subsistances, nous osons donc derechef vous prier de présenter un rapport sur ce sujet à l'Assemblée conventionnelle.
Suivent 9 signatures d*officiers municipaux et de notables.
[Arch. nat..F»'3»9.]
SAIlfT-6E0RGES-DE-RENEINS ('^
Pétition de la commune à la Convention.
1"' mars ijgS* — Législateurs, votre barre est celle de vos commettants, conséquemment la nôtre; nous nous y présentons, non en pei*sonnes, la misère nous retient dans ses fers, mais les cris de la détresse ne sauraient être sans effet. Établis pour remédier aux maux, le fruit de la tyrannie, jetez vos regards sur nous, vous en verrez les malheureuses victimes. L'espoir d'un meilleur sort a longtemps paralysé nos langues, l'esprit de patience le cède enfin aux besoins du corps. Si vous en étiez les témoins, votre philanthropie en serait alarmée, vos cœurs déchirés; vous verriez des citoyens chimériques, car qu'est le citoyen sans pain? C'est cependant la classe presque la plus nombreuse des Français. L'existence précaire de nos pères est pour nous aux yeux de l'opulent une condamnation à la même peine, au lieu d'être un titre à sa bienfaisance. Demander que le joug de la misère porte sur de
t'^ Ait. de Villefranche, cant. de Bellcville-siir^Saône.
582 PÉTITIONS ET MÉMOIRKS (AOfJT 1792-JHIN 1793).
nouvelles têtes, ce serait déplacer le malheur sans le détruire; d'ailleurs, serions-nous heureux par un échange si fatijl à nos semblables et si contraire aux droits de rhomme? La fraternité ne serait plus qu'une dénomination odieuse et insultante, si la pratique des hommes dégénérés était sans cesse en contradiction avec des principes appuyés de leurs serments et de la justice étemelle : que le respect au à la propriété reste donc sans atteinte. Le sol français, l'élite de l'Europe, est plein de ressources, son sein fertile n'attend que des bras pour produire de$ trésors tels que n'en donna jamais te Pérou. De toute part, se présentent des terres vagues, incultes, leur substance nous est due, les épines les dévorent.
[Il faut partager les communaux, de &çon à donner du travail aux malheureux qui pourraient bien en venir à les partager d*eux-mémes.]
Déjà nos voisins, las d'espérer, ont, en divisant leurs communes, pris l'urgent besoin pour loi : leur exemple pourrait trouver en nous des imitateurs, te scandale de notre infraction a vos décrets rejaillirait sur vous, et vous auriez à vous reprocher le germe d'abus que votre silence à cet égard aurait provoqués. La politique vous presse par le même langage, elle vous représente le salut de TEtat appuyé sur nos bras : s'ils sont faibles, il devient incertain, s'ils sont forts, il est assuré. Eh! quelle énergie peut présenter aux phalanges ennemies la proie de la misère, quel intérêt peut sacrifier à la patrie le citoyen qui n en a que le nom? quelque ardent que soit son civisme, têt ou tard il est immolé à l'intrigue. Privei, législateurs, nos ennemis de ca triomphe qui, dans ce moment, exposerait le berceau de la liberté; que les indigents voient le nom de leur patrie dans la propriété que leur oifre le partage des biens communaux : les enfants serviront leur mère, il leur suffira pour se montrer de connaître le danger qui la menace; mais souvenez-vous qu'on n'est invincible qu'autant qu'on est libre, et nous sommet esclaves de la pauvreté. Nous sortir de cet état est votre devoir, les moyens vous sont connus, ne les pas em* ployer serait pour vous un crime et pour nous le désespoir. Qu^une loi ordonnant le mode de diviser les biens dits communaux soit le fruit de notre juste pétition , Jes moyens d'avoir du pain nous rendront Français autant que les circonstances nous commandent de l'être.
[La pétition se termine par une charge à fond contre Timpiété et le matérialisme, rà nos yeux le pire des tyrans, le fléau de la société, le destracteur de Tordre, la source du brigandage 9», car wnos w)rps ne sont pas devenus