‹ La partage des biens communauxChapitre 66 sur 179 · DIRECTOIRE DU DISTRICT DE LANGRES · texte numérisé non relu

DIRECTOIRE DU DISTRICT DE LANGRES

îfà mai ijg^' — • - .Dans un pays comme celui que nous administrons, où les propriétés sont divisées à l'infini et éparses de côté et d'autre, le système du partage des communaux serait impossible à réaliser, parce qu'il suppose la facilité des clôtures auxquelles les localités répugnent et qu'il est vrai de dire que , le partage des communaux une fois universellement décrété, la loi qui serait rendue à cet égard deviendrait imparfaite, si la seconde

qui en est la suite quoique rendue devenait impossible quant à son exécution.

Vous n'ignorez pas d'ailleurs, Messieurs, que la plus grande partie du district est composée de terre de montagne , que les villages qui y sont parsemés sont habités par une quantité prodigieuse de manouvriers, dont toute la fortune consiste dans une ou deux vaches et quelques hétes à laine; sans la ressource des conununaux, ces malheureux périraient de faim et de misère, et, en supposant même dans le partage des communaux qu'ils seraient répartis en raison inverse de l'étendue de propriété de chaque habitant, ce procédé, loin de concourir au bien public et de favoriser les progrès de l'agriculture, porterait au contraire à cette dernière le coup le plus mortel , puisqu'il diminuerait évidemment la subsistance des bétes propres au labourage, tandis que le manouvrier ne retirerait pas de ce partage un avantage plus réel que celui dont il a joui jusqu'à

[n faut donc un meiUeur régime, mais pas de partage ni d'aliénation.] Les administrateurs : Brazard; Lef^burb; Besangenet.

[Arch. de la Haute-Marne, L, registre non coté.]

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