Observation de Mèves
2. Ces conclusions ont été contestées par Boveri et Wilson qui les attribuent à une erreur provenant de ce que Delage a accepté comme donnée relativement au nombre normal de chromosomes un nombre moitié trop faible.
mais dans ces derniers les chromosomes seraient bivalents, c’est-à-dire se composeraient chacun de deux chromosomes accolés.
Chez les embryons parthénogénétiques de Grenouilles, obtenus par Bataillon, les premières observations faites par cet auteur semblaient contraires à l’idée de régulation : aux premiers stades de développement, jusqu’à 17 heures, il n’a pu voir que le nombre réduit de chromosomes (12), sans régulation. Mais Henneguy a constaté depuis, aux stades plus avancés, chez des têtards de plusieurs millimètres de longueur, qu’aucune différence n’existait entre leurs chromosomes et ceux des têtards normaux^. 11 semble donc bien qu’une régulation intervient à un moment donné, peut-être assez tardif, de l’évolution.
8. L’individualité des chromosomes. — A cette question de régulation se rattache celle de Vindividualité des chromosomes. Si les chromosomes sont des formations constantes, indépendantes les unes des autres et se retrouvant sous la même forme après chaque division, ils ne peuvent pas être remplacés par d’autres une fois disparus d’une cellule. Une régulation n’est possible ({ue si les chromosomes sont des formations temporaires, dues à un état particulier du noyau et n’ayant entre elles aucune relation d’une génération cellulaire à l’autre. La première opinion a été émise par Rabl