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Communication verbale inédite de M. Henneguy

LES PHÉNOMÈNES CYTOLOGIQUES

en 1885, défendue par Boveri et adoptée par beaucoup de cytologistes; la seconde est partagée par Hertwig, Mèves, Fick, etc.

D’après Boveri, les chromosomes sont des individus, des organismes élémentaires ayant une existence propre dans la cellule. Leur forme typique, qui se manifeste dans la mitose, est celle d’un filament ou d’un bâtonnet; dans le noyau à l’état de repos, cette forme varie suivant les cellules et suivant les générations d’une même espèce de cellules. Les chromosomes émettent des expansions pseudopodiques qui les réunissent entre eux. On peut se représenter les rapports entre les chromosomes et le cytoplasma comme une symbiose très étroite. Ce que nous nommons cellule proviendrait de la fusion d’organismes protoplasmiques, de monères, dont un certain nombre, les chromosomes, se seraient établis dans un organisme plus grand, le corps cellulaire. Enfermés dans la vacuole du noyau, les chromosomes opèrent des échanges avec le cytoplasma environnant et y pénètrent au moment de la reproduction, de façon que chaque cellule-fille renferme la moitié de chacun d’euxL

1. A l’appui de celte manière de voir, Boveri invoque plusieurs catégories de faits : la persistance, dans certains cas bien rares, dans le noyau au repos, des chromosomes séparés et se retrouvant tels quels à la division suivante (chez l’Ascarfs); la taille réduite des noyaux et des cellules dans les embryons d’Oursins issus d’une fécondation de fragments d’œufs dépourvus de noyau (ce qui prouverait qu’aucune régulation n’intervient); la taille exagérée, au contraire, des noyaux renfermant un nombre de chromo-

Quelque intéressante que puisse paraître cette hypothèse, et même si Ton admet la valeur des preuves apportées par Boveri, il n’en reste pas moins vrai que l’individualité des chromosomes est une chose inconcevable dans le cas de la reproduction parthénogénétique prolongée avec expulsion de deux globules polaires, et que la régulation, bien qu’elle n’ait pas été directement observée, devient une nécessité logique.

somes double du normal, provenant d’embryons issus de la division d’un œuf, dans lequel on a empêché le spermocentre de se diviser et où, à la place d’un amphiaster, il y avait un monaster (absence de régulation également). D’autres auteurs ont cité à l’appui de la même thèse les « hétérochromosomes » très spécialisés régissant le sexe de certains Insectes et aussi le fait que, chez quelques espèces, le noyau mâle et le noyau femelle restent indépendants pendant les premiers stades de la segmentation. Mais, parmi ces faits, les uns sont trop rares, d’autres n’ont peut-être pas la signification qu’on leur prête (les hétérochromosomes), d’autres encore (relatifs à la taille), démontrent plutôt une corrélation entre la masse nucléaire et celle du cytoplasma, que ce que l’auteur leur fait démontrer.

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