‹ La Participation de l'Organisme dans l'ImmunitéChapitre 4 sur 8 · NE ER · texte numérisé non relu

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Cette dernière tentative nous avait été suggérée par cette notion de l’adhérence des diastases aux corps en suspension, aux précipités divers, notamment, dans l'expérience de Wurtz, par le fait de la fixation de la papaïne sur la fibrine, élément de nature protéique comme les bactéries, — Si on sait à quelles doses infinitésimales agissent ces diastases, si on les considère comme vivantes, en quelque sorte — opinion émise par certains auteurs, par Gautier, par Hanriot,— il ne paraît pas impossible d'admettre qu’elles soient aussi fixées, actives, non seulement sur les microbes élevés à leur contact, mais encore sur leurs descendants transplantés de tube en tube.

Les diverses recherches poursuivies, en mettant en jeu ce procédé, ne nous ont pas donné encore de conclusion assez nette, bien que, si on ajoute à un même volume de blanc d'œuf pur une égale quantité de deux cultures distinctes de subtil, l’une réalisée avec une variété ordinaire, l’autre avec un échantillon jadis en contact avec de la papaïne et récente, on note parfois une sorte de liquéfaction plus marquée sous l'influence de cet échantillon. — En tout cas, les résultats obtenus

par les passages à travers l'organisme sont manifestes.

Expériences.

Le 20 mai, à un cobaye blanc B, de 780 grammes, 12 centimètres cubes de cultures pures de subtilis sont inoculés sous la peau : le 21, on trouve ce cobaye mort.

Le 24 mai, un cobaye E, de 390 grammes, reçoit 6 centimètres cubes de cultures obtenues avec l'œdème de B: il meurt le 35,

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L'œdème de E sert à contaminer un cobaye G, à la dose de- 4 centimètres cubes : il succombe en vingt heures.

Nous omettons les détails des inoculations en série, aux doses de 4, de 3, de 2 centimètres cubes.

Le 18 juin, nous inoculons un cobaye de 4oo grammes avec 3/4 de centimètre cube de culture ; l'œdème ensemencé est injecté le 22 juin à la dose de 0.5 centimètre cube à un cobaye de 4oo grammes, qui est trouvé mort le lendemain.

Ces animaux présentent à l’autopsie un œdème au point d’inoculation, avec un exsudat plus fluide que celui que détermine le virus charbonneux. — Dans ce liquide se retrouve avec abondance le subtilis, qui, en général, pénètre dans le sang uniquement à la période agonique ; cette pénétration se fait, du reste, en médiocre abondance ; les organes — foie, rate, reins — sont, le plus souvent, envahis.

Quant au bacille lui-même, il subit des modifications morphologiques frappantes ; sa longueur surtout diminue ; quand on a sous les yeux des cultures de subtilis virulent, on aperçoit de courts bâtonnets trapus, arrondis aux extrémités ; on le ramène, toutefois, aisément au type primitif. — Le subtilis reste local, du moins en grande partie; il tue, par conséquent, au moyen de ses produits déversés dans la circulation. — Dès lors, nous avons cherché si on peut obtenir de cet agent la sécrétion de toxines ?n vitro.

Un échantillon de subtilis, ayant tué à 1 centimètre cube en moins de vingt-quatre heures, est ensemencé sur bouillon, laissé sept jours à l'étuve, puis filtré.

Le 26 juin, 4 centimètres cubes de ces produits

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