‹ La particule nobiliaireChapitre 35 sur 62 · CIVILITÉ · texte numérisé non relu

CIVILITÉ

La bonne compagnie a adopté certaines coutumes qui ne se devinent pns i M me Raymond, La Civilité.)

Puisque la » particule est devenue une espèce de titre, une sorte de distinction, il y a des règles a observer lorsqu'on s'en sert, soit en parlant, soit en écrivant.

Je me bornerai à indiquer quelques exemples de ce qu'il faut éviter et de ce qu'il faut faire.

Le grand principe est de ne pas prodiguer les de, du, de, la, des, et de les supprimer même autant que la clarté le permet.

Ils ne se placent jamais seuls devant le nom. La politesse défend de signer au bas

d'un article de journal ou dans un acte authentique : « de Montmorency, de Biron, de Noailles, de Poli, » mais « Charles de Montmorency , duc de Biron , Paul de Noailles, vicomte de Poli. »

Si vous adressez un billet à un ami, si même vous avez l'honneur de prendre part à un traité international , mettez sim plement : « Gramont , Richelieu , Mortemart ». Ce serait d'un parvenu d'énoncer votre petite syllabe et votre titre dans l'intimité ou à la face de l'Europe, quand les empereurs et les rois signent : Napoléon, François, Charles, Louis.

La susceptibilité du langage exige qu'on ne dise pas non plus : « Mon parrain de la Rochefoucault, j'ai rencontré de Ségur, de Noé m'a salué, Georges la Rochefoucault, mon parrain, M. Noé m'a plaisanté, j'ai rencontré le comte Ségur. » Car la préposition, placée après les titres de noblesse ou ceux de Monsieur ou de Monseigneur, se retranche en même temps qu'eux : « Merci, que le prince de Coudé, le vigilant Turenne,

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