‹ La particule nobiliaireChapitre 36 sur 62 · CHAPITRE IV CIVILITÉ · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV CIVILITÉ

n'ont jamais surpris dans un mouvement irrégulier1 ... Mon cher Grignan, je vous embrasse2 ... La Feuillade, dedans la porte qu'il n'avait pas eu le loisir de passer, ressortit sur-le-champ3... »

Telles sont les traditions de l'ancien régime. Un député de mes amis m'assure que les usages actuels diffèrent un peu. Je lui laisse la parole : « Quand on aborde , dans les couloirs de la chambre, par exemple, un véritable gentilhomme, on supprime très bien la syllabe qui précède son nom, Saint- Hermine, Pire, Couédic, Beauveau; mais lorsqu'on s'adresse à un collègue dont la particule est plus ou moins contestable, je vous engage à ne pas le faire ; vous seriez pris pour un gendarme qui veut obliger un voleur à une restitution.

« En ce qui concerne la signature, le cas est encore plus délicat. Tant d'hommes politiques ont, en 1848, rejeté le de pour flatter le peuple, qu'on ne peut plus la négliger maintenant sans avoir l'air de faire de la démocratie, car c'est un des résultats

de la Révolution de février d'avoir répandu la particule chez les honnêtes gens. »

Toutefois, il y a deux exceptions à la règle générale de l'anciea régime. L'une veut qu'on laisse le de , même sans prénom , qualification ou titre, absolument devant les noms d'une syllabe, et volontiers devant ceux de deux syllabes, dont la dernière est un e muet : « de Bruc, de Thou ont bien écrit : j'ai vu de Sèze, de Rhodes, ou de Pêne». C'est une solution due à l'euphonie. Cette cause le fait encore garder devant les noms qui commencent par une voyelle ou une // muette : « L'armoriai de d'Hozier. . . A moi d'Auvergne î... Je vois le fils de d'Orléans écrire *comme Dumourier 4 » . Enfin , les mêmesffibservations sont applicables si l'on prend le nom de la famille pour la famille elle-même et au singulier, comme cela se fait quand on blasonne les armoiries.

Dites : « Narbonne porte », et non « de Narbonne porte ». Pour achever, dites, d'après la règle propre aux monosyllabes citée plus haut : « dTIzès porte... »

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