GRAMMAIRE
La Grammaire est le commencement de toutes les études.
(Dict. de VAcad. Franc., 1835.)
On le sait aujourd'hui, grâce aux découvertes de l'érudition contemporaine , les langues romanes sont dérivéespar des transitions insensibles du latin, non pas de celui de Cicéron, ni même de Tacite, mais de celui qui, altéré par les auteurs de la décadence et les innombrables dialectes celtiques, se trouve dans le corpus inscriptionum latinomm publié par l'Académie de Prusse.
Le français, d'après l'état des recherches étymologiques1, n'est qu'un membre particulier de la grande formation romane.
2 LA PARTICULE NOBTLTATRE
Il suffit de rappeler ici comment la conquête romaine de l'Occident étouffa et supprima presque les idiomes indigènes des populations vaincues en Italie, en Espagne, et en Gaule. Mais si la langue littéraire devint une pour ces trois pays , la vulgaire y fut respectivement différente.
Ces Italiens, ces Espagnols et ces Gaulois, amenés par le concours des circonstances à parler tous le latin, s'en servirent avec un mode d'articulation et d'euphonie qui leur était propre. De là se formèrent, comme quatre branches d'une même souche, l'italien, l'espagnol, le provençal et le français2.
Je passerai sur l'italien et l'espagnol. Mais le provençal, connu sous le nom de langue d'oc, était employé dans nos provinces du midi, et le français, ou langue d'oz'/, au nord. Le premier n'est plus aujourd'hui pour l'usage populaire qu'un patois, et pour les savants qu'une langue morte. Le second l'emporta par diverses causes, et surtout par l'effet des événements politiques ou religieux.