‹ La passante émerveilléeChapitre 10 sur 21 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Conditions de la liberté de l'Egalise

J'ai dit qu'il y avait cinq conditions pour que la liberté de la papauté et par elle de la conscience catholique fût solide.

Quatre de ces conditions peuvent et doivent lui être assurées par les gouvernements; ce sont :

L'indépendance territoriale ;

La liberté d'élection des papes ;

La liberté d'élection des cardinaux ;

La liberté d'élection des évêques.

La cinquième ne peut et ne doit être assurée que par la catholicité; c'est :

L'indépendance financière.

Je veux appuyer sur ces points, afin de bien faire toucher que la liberté de l'Église résulte du projet.

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Il y en a qui veulent que l'État romain, hommes, terres, fortunes, soient déclarés choses catholiques. Cette violation des droits sacrés de l'homme et des peuples, est en même temps une violation du catholicisme lui-même. La religion, la raison moderne la réprouvent, et les faits la rendent impossible; nous l'avons vu.

Mais qu'on déclare catholiques, inviolables et sacrées, les terres habitées par les papes, ces grandes basiliques, honneur du culte catholique; que ces terres catholiques soient échelonnées, si Ton veut, jusqu'à la mer, pour que la communication reste toujours libre de la catholicité à son chef; que ces propriétés soient énumérées, et que toute autre acquisition postérieure rentre dans le droit commun.

Est-il besoin d'un royaume pour assurer cette indépendance spirituelle? Non, mais d'un refuge territorial toujours infailliblement respecté, et d'une communication permanente et assurée de la papauté à la catholicité, ^ réciproquement.

Quel roi, quel qu'il soit, et quelle que soit sa force, m

s'arrêtera pas plutôt devant la propriété de tous les Etats catholiques, engageant l'honneur catholique, que devant le petit royaume paçal, qui a toujours été tellement considéré comme de droit commun, qu'à aucune époque on n'a hésité à l'envahir.

Personne sacrée dans une terre catholique et sacrée, le pape est indépendant du roi d'Italie, dont il n'est ^i suJET^ ni coNTRimiABLE, uî obUgé, mm voisin^ mais souveraio comme lui, quoique sans svj&ts, et^à un autre titre, et souverain toujours protégé par la catholicité entière.

D'autre part, qu'en peut redouter M roi d'Italie? Le pape n'a pas de sujets, il n'a pas de royaume, c'est la catholicité qui possède et qui donne à vie à la papauté la jouissance de sa terre. Les hommes qui l'habitent, ne relèvent pas de la puissance temporelle, qui n'est p)us«

L'inviolabilité de cette tqrre ne s'étendra pas« comme au moyen-àge, au droit d'asile, etc. Le droit moderne réglera les conditions d'inviolabilité, de telle sorte qu'il y ait garantie pour les rois d'Italie.

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