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CHAPITRE XVI

Conditions de la liberté de conscience.

Pour que la conscience soit libre de l'État et de l'Église, il faut qu'elle constitue l'un par la souveraineté nationale, l'autre par la souveraineté de communion. Cette base étant complétée par des institutions civiles et politiques qui y répondent, on a les libertés religieuse, civile et politique, solidement établies dans le principe de la séparation des pouvoirs.

Ainsi, les consciences sont libres en principe, car les deux pouvoirs tenant leur être social d'elles, ne sont qu'un effet de leur liberté.

Pour qu'il y ait garantie en fait comme en principe, il faut que les institutions politiques accordent aux consciences une part du contrôle dans l'action des pouvoirs. C'est là une nécessité que les législateurs ont sentie dès le

commencement des sociétés libres, et qu'Aristote consacre comme un des beaux équilibres trouvés par Solon (Poli. 12, liv. II Chap. x).

Dés lors la conscience est donc libre et sa liberté se parfera par des institutions calquées de plus en plus sur les principes constitutifs de TÉglise et de l'État.

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