VIRULENCE DES - DÉJECTIONS
Les observations et les expériences que nous avons réalisées en des circonstances et pour des fins diverses nous conduisent à formuler les deux propositions suivantes, en ce qui a trait à la virulence des déjections, le mot employé dans un sens très large, lors de pasteurellose aiguë : |
a) La maladie se poursuit jusqu’à la mort sans localisations particulières; les excretas, jetage, excréments notamment ne sont virulents qu'autant qu'ils sont mêlés de sang et parce que le sang lui-même est alors virulent. L’expérience suivante de Voges le confirme : cet auteur donne à manger à un lapin les excréments d’un autre lapin mort après avoir consommé lui-même des feuilles de choux virulentes, 1l ne contracte pas la maladie.
b) La maladie fait des foyers caractérisés; dans la première période (sang avirulent) les exeréments restent avirulents Iors de localisation thoracique exclusive tandis que le jetage se charge plus ou moins rapidement de bactéries; c’est inverse qui se passe lors de localisation abdominale. Dans la deuxième période, toutes les excrétions sont susceptibles de contenir des agents spécifiques comme dans le cas de pasteurellose sans foyers déterminés.
(1) I y aurait lieu de rechercher combien de temps elle se conserve sans altération dans la moelle des os sur les cadavres.