MODIFICATION DU VIRUS PAR LES AGENTS PHYSIQUES
Chaufjage. — Après quelques essais infructueux d’Oreste et Armanni, Oreste et Marcone obtiennent par
(1) Dans l’Inde,le sérum antipasteurella préparé par le laboratoire de Muktesar est employé à titre préventif dans la lutte contre les épizooties de septicémie hémorragique; en 1918, 130.322 bovins ont été ainsi traités dans 1.094 foyers; on a enregistré ensuite 8.918 morts parmi les animaux sérumisés en cours de maladie et seulement 133, soit 0,10 % parmi ceux qui n'étaient pas malades au moment de l'intervention.
culture à 30-320, en présence de l’air un vaccin qui préserve le buffle.
Blin et Carougeau s’aidant de la technique des mêmes auteurs, donnent l’immunité au bœuf et au buffle par deux injections successives de cultures différemment atténuées.
Lignières prépare lui-même deux vaccins d’activités inégales.
Di Giaxa et Di Donna vaccinent le lapin par des injections croissantes de culture sur gélose chauffée à 60° pendant une heure. |
Gaiger injecte d’abord des corps microbiens puis des toxines aux sujets qu'il veut immuniser.
Môbhler et Eichhorn protègent le bœuf par deux injections de cultures sur gélose peptone chauffées à 4205 pendant cinq jours et deux Jours respectivement.
Schein tue le microbe par la chaleur et estime de peu d'intérêt les résultats qu’il obtient du procédé.
Schmidt vaccine au contraire en inoculant des microbes tués, mais il en injecte des quantités importantes.
Stassano enfin préconise l'emploi des cultures chauffées en couche mince parce que moins toxiques.
20 MoDIFICATION DU VIRUS PAR LES AGENTS CHIMIQUES
Schein fait agir sur les cultures de pasteurella le fluorure de sodium, mais sans résultats décisifs; il arrive à des fins plus satisfaisantes en mettant le virus en contact avec la glycérine pendant un mois (procédé employé en Indochine par N. Bernard pour la préparation des vaccins antistaphylococciques).
Personnellement nous avons essayé sans succès, de
. Î ° r 2 vacciner au moyen de cultures tuées -par l’aldéhyde formique. | |
Voici l'exposé de nos essais :
Première expérience — À une culture virulente de pasteurella (culture de 3 jours en bouillon Martin), on ajoute 5 %/,, de formol, puis on place à l’étuve pour un mois; passé ce délai le liquide sera conservé à la température ordinaire (300).
Trois veaux n°5 91, 89, 87 sont inoculés :
Le premier de 2 centimètres cubes du liquide formolé au sortir de létuve;
Le deuxième de 0 ce. 5 à ce moment, puis de 2 centimètres cubes vingt jours après;
Le troisième de 0 cc. 5, au sortir de l’étuve, puis de 1 centimètre cube vingt jours après, et enfin 2 centimètres cubes vingt jours après encore.
Ces trois sujets éprouvés à tour de rôle quinze jours après la der-
nière injection dont ils ont été l'objet, par inoculation de 2 centimè-
: 1 tres cubes de culture virulente au —— meurent de pasteurellose ca-
ractérisée.
2e Expérience. — À une culture virulente de pasteurella (culture de 48 heures en bouillon Martin) on ajoute 5 %,, de formol puis on met à ’étuve.
A près seize heures d’étuve on inocule 1 veau n° 883 de 2 centimètres cubes du liquide formolé.
L'animal éprouvé trois semaines plus tard par inoculation de
1 É 2 centimètres cubes au -— meurt de pasteurellose en quarante-huit
heures
Had