‹ La paternité chrétienneChapitre 13 sur 57 · Dies plein invenientur in ète. (Ps. lxxii · texte numérisé non relu

Dies plein invenientur in ète. (Ps. lxxii

LES ÉPREUVES DE NOS AFFECTION-, 13'i

sont sans épreuves? Et quand est-ce que leur véhémence môme ne leur donne pas une fatale fécondité pour engendrer la souffrance ?

1/auleur de Y Imitation l'a bien dit : Sine dolorc non vivitur in amoreK ; et ce qu'il affirme avec justesse de la plus divine de toutes les affections, ne peut manquer de se vérifier, à bien plus forte raison , dans toutes les autres,

Car enfin si l'homme ne peut sans tourments s'attacher même à ce qui est parfait, combien plus doit-il s'attendre à toute sorte de peines, lorsque les êtres qu'il chérit, à côté des vertus qui les distinguent, ont aussi des défauts qui les déparent, lorsque eux-mêmes sont soumis, comme tout le reste, à cette loi de la limite et de l'imperfection, à laquelle n'échappent point ici-bas les meilleures choses.

Il serait bon, Messieurs, que nous visitions ensemble quelques-unes de ces plaies intimes, dont les cœurs souffrent sans oser toujours les montrer.

Page 1