Tob., xii
14 YINGT-CINOnÈME CONFÉRENCE.
funeste qu'il menaçait d'exercer sur eux. Ah! je l'avoue, s'écrie le Psalmiste, j'ai éprouvé un sentiment d'envie à l'endroit des hommes pervers, en voyant la paix dont Dieu laisse jouir les pécheurs1. Xon pas sans doute que la somme de bonheur qui leur est accordée, soit en réalité supérieure à celle que nous voyons dévolue aux serviteurs du Très-Haut ; mais il est vrai de dire, qu'à considérer les choses par l'extérieur, ce sont souvent les moins bons qui semblent ménagés davantage.
Rien de plus frappant dans le monde que cette infériorité apparente des amis de Dieu. A eux généralement plus de revers et d'adversités, plus de peines, de travaux, d'obstacles de toute nature, suivis de déceptions plus accablantes. Cette perspective effraye les lâches et déconcerte les âmes faibles; mais ce n'est pas à vous, Messieurs, qu'elle fera peur. Tout au contraire, comme ces soldats intréqui aspirent à être envoyés aux postes
i. Zelavi super iniquos, pacetn peccatorum vident. Ps.