‹ La paternité chrétienneChapitre 42 sur 57 · I Tim.,vi · texte numérisé non relu

I Tim.,vi

a pris pour vous un autre aspect. Votre vie a son étoile, son but. Ce berceau contient à la fois et son explication, et sa loi, et sa lumière, et sa félicité. C'est de là que part le rayon qui l'éclairé. C'est de là que sort la force qui la soutient. Viennent les difficultés et les obstacles ; le père bravera tout, parce qu'il est porté par une énergie supérieure; viennent les épreuves; il n'en est point de si dures, qu'il ne soit prêt à souffrir courageusement, pourvu qu'elles puissent profiter à celui qu'il aime.

Vous le voyez, Messieurs, la paternité est, par elle-même, une des plus grandes forces qui soient ici-bas. Elle suffirait à elle seule, pour nous rendre, en quelque sorte, invincibles. Remerciez Dieu de vous avoir jugés dignes de revêtir ce caractère. Travaillez tous les jours à répondre plus pleinement à la confiance qu'il vous témoigne, en vous associant de si près à son œuvre par excellence.

Devenus ses coopérateurs, dans la production de l'homme et dans la formation du chrétien, il faut poursuivre avec lui l'entreprise commencée, jusqu'à son complet achèvement.

276 TRENTE-TROISIÈME COXFÉRENXE.

Ces joies recueillies par vous dans la régénération de vos enfants sur les fonts du baptême, ne sont encore que des prémices. Il dépendra en partie de votre fidélité qu'elles se complètent et obtiennent leur perfection, quand le temps sera venu. Si la famille se félicite à bon droit d'avoir donné des enfants à l'Église et des frères à Jésus-Christ, combien ne sera-t-elle pas plus heureuse encore de fournir un jour des élus à la cité du ciel !

La première communion d'un enfant.

Messieurs,

Si la naissance d'un enfant répand une joie si douce parmi les membres de la famille ; si sa régénération, dans le sacrement du baptême, remplit d'une nouvelle allégresse les parents chrétiens; que dirons-nous d'une autre iête et d'une autre solennité, qui excite d'ordinaire une émotion plus profonde encore et plus vive?

Il est un jour que l'on a coutume d'appeler le plus beau de la vie. Mérite-t-il seulement

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