Pierre Janet. Op. cit., p
Parmi les travaux expérimentaux parus dans ces dernières années sur la pathologie de Pattention, nous ne retiendrons que ceux qui apportent quelque cliose de nouveau soit par le dispositif expérimental, soit par leurs résultats. Nous aurons ainsi à aborder le côté pathologique de cette grosse question : les oscillations de Pattention, à rappeler les expériences esthésiométriques de Consoni, les mental tests graphologiques de RoGUES DE FuRSAC et quelquesuns des derniers temps de réaction pris sur des névropathôs ou des aliénés.
Les oscillations de l'attention. — AViersma ^ a abordé l'importante question des oscillations de l'attention sur des sujets anormaux : neurasthéniques, hystériques, aliénés. Le sujet écoutait, dans des conditions analogues pour chaque expérience, le tic-tac d'une montre placée à une distance telle qu'il devait concentrer son attention sur cette excitation auditive pour la percevoir. Le commencement et la fin des périodes pendant lesquelles le tic-tac était perçu pouvait-être enregistré sur un cylindre placé dans une pièce voisine, au moyen d'un contact électrique. Toutes ces expériences, réalisées dans des conditions expérimentales semblables sont comparables. Wiersma examinant soigneusement le sujet immédiatement avant les expériences, précisait son état général par une des quatre épithètes : excité, normal, déprimé, très déprimé. Ses expériences ont porté sur sept sujets: trois hystériques, deux neurasthéniques, un mélancolique et une circulaire. Voici les principaux résultats auxquels il est arrivé.
Sujet 1, hystérique femme, 44 ans. L'état
1. Wiersma (E,). Untersucliungen iiber die sogenannten Aufmerksamkeitsschwankungen. Zeitschr. fur Psychol. und Physiol. d. Sinnesorgan., XXXI, 110-127, 1903.
mental du sujet, son émotivité sont très instables. Parfois excitée, le plus souvent très déprimée, avec idées de suicide. Sommeil normal cependant. Les expériences avaient lieu chaque Jour à midi, la malade ne s'étant livrée dans la matinée à aucun travail; elles se divisaient en deux épreuves de cinq minutes] séparées par un repos de huit minutes.
La montre se trouvait à 160 centimètres de Toreille.
Voici les moyennes obtenues, en secondes.
Durées totales des périodes de perception (en secondes).