General Pathology, par J. Simon, F. H. S
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L'ANATOMIE PATHOLOGIQUE' DE LA FOLIE 53|t
norveux directemenl empoisonnés provoque une congestion sanguine aiguë. Que la maladie devienne chronique, et la congestion sanguine deviendra chronique également. Oh a eu l'ha- ')iludé de' trouver la cause pathologique de la folie dans la ^ongestion;. en dépit des observations qui montraient que la ongestion produite sous l'influence de causas difl^érentes n'amenait pas la folie. Dans ce qu'on décrit sous le nom de mania h-amitoria, un individu tombe presque subitement dans une Molenfe furie, est dangereux, a des tendances destructives et même homicides : la face est rouge, la tète chaude, et il est évident qu'il y a vers le cerveau une active fluxion sanguine L'attaque s'apaise rapidement, et l'homme revient à lui à'peine conscient de ce qui lui est arrivé. Il n'y a pas de raison de croire que la fluxion ait été l'agent actif dans la production de la folie mais il y a de bonnes raisons de la regarder comme secondaire a l'action violente et morbide des centres nerveux En fait l'attaque est une' sorte d'épilepsie des centres cérébraux et la congestion se produifprobablemenl comme elle le fait dans la moelle épinière empoisonnée par la strychnine. Pour se faire une Idée correcte de la pathologie de la folie, il est nécessaire' de comprendre nettement cet enchaînement possible d'efl-ets
En même temps, il est important de ne pas oublier le fait que des troubles extérieurs de la circulation, qualitative et quantitative, peuvent être la cause directe de certains troubles des centres nerveux. Tout ce qui s'oppose à la distribution régulière dos matériaux qu'ils doivent assimiler et à l'éliminalon régulière des produits de déchet - qu'il s'agisse d'un trouble de la circulation ou d'.me altération du sam- - nré dispose grandement à la maladie, surtout s'il y a une prédis position innée à-l'action morbidfe ou une prostration des élé ments nerveux, quelle qu'en soit la cause. Dans ses LimleL Lectures, le D' Todd a beaucoup insisté sur ce fùit au'Andr avait déjà indiqué, - à savoir que l'anémie est favorable à I production du délire et du coma.
Que la congestion ou l'inflammation du cervea.rpuissent trou Wer gravemen ses fonctions, chacun le sait; mai il est boni voir avec quelle rareté la congestion cérébrale do oau e ev^'
rieure donne lieu elle-même au délire ou à la folie, et combien souvent on a trouvé la congestion cérébrale après la mort dans des cas où il n'y avait eu aucun symptôme d'aliénation mentale pendant la vie. C'est par suite d'une diminution du pouvoir fonctionnel de l'élément nerveux lui-même, c'est parce qu'il a été ramené à un état inférieur d'organisation, qu'il se produit une adhérence des corpuscules sanguins et une stagnation du san- Dans ces conditions, on comprend combien l'élément nerveux est mal préparé à lutter contre les difficultés qui sont accumulées autour de lui : il est faible et par suite misérable ; le mal croît autour de lui et menace de l'étouffer; il a plus de travail à faire, et cependant il a moins de forces ; aussi il repond, comme la faiblesse le fait toujours, avec une énergie conyulsive ou délirante, et, si les circonstances continuent à être défavorables son activité s'éteint. Ne pouvons-nous pas comprendre alors comment il se fait que la soustraction du sang des partie, malades ait pu rendre service dans certains cas? Il s agit de mettre la partie souifrante dans une condition se rapprochan que possible xle celle qui existe Pendant e — naturel - c'est-à-dire de la mettre en repos; et a faculté de rCa t on qui, comme nous l'avons vu est inhérente aux érenis des ti;sus vivants, est alors dans les meilleures conditions pour remettre les choses en leur état normal .
Unions du cerveau et des mémnges. - Les lésions du cerveau enlissables au microscope ou autrement, ne peuven c ta'in ment être décrites avec assez de précision POur ecl^ la pathologie des différentes formes d'ahénation mentale. Elles ne nous apprennent aucunement, par exemple, pourquoi la malad'se traduit dans un cas par la mélancolie, dans un autre par la manie et dans un troisième par la monomanie.