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2. « UistologischeUutersuchungen iibcr llirnllioilc droier Salzliur-^er Idiotcn par le D' C. Wedl, Zeitschrift der K. K. i'.esdbchnfl. dn- Aerlze i>î \V-e?i ISG't ^3^.^Resmrches on Idiocy. .Vlierzejcwslvi [Journal of mental sdence, jànvi.' r
MaUDSLEY.
Il paraît donc que la dégradation vitale qui se manifeste par la prolifération du tissu conjonctif et l'atrophie et la destruction des éléments nerveux, loin d'être particulière à la paralysie <*énérale, se voit fréquemment dans les cas de folie ayant eu une fongue durée. On ne peut guère douter que le produit morbide que^^l'on rapporte à la syphilis ne soit de même nature. Et Bill- ■ roth a trouvé une dégénérescence gélatineuse particulière | dans l'écorce du cervelet, formée de tissu conjonctif mou, chez une personne atteinte d'aliénation mentale. Cette prolifération du tissu conjonctif avec destruction des éléments nerveux a été observée et décrite dans la démence consécutive à la folie prolongée, dans la paralysie générale, dans la démence syphilitique, dans le tabès dorsalis et dans l'idiotie congénitale. Il n'est pas étonnant que les symptômes cliniques de la démence paralytique, de la paralysie générale, de la démence syphilitique, de la démence alcoolique se ressemblent à un tel point qu'on ne puisse les différencier. L'hypertrophie du cerveau qui se voit parfois chez les imbéciles à tête volumineuse et surtout chez les imbéciles épileptiques, et que l'on a une tendance à confondre avec l'hydrocéphalie, est en réalité due à une prolifération du tissu conjonctif et non à une prolifération des cellules et des fibres nerveuses, puisqu'elles s'atrophient en même temps que les capillaires. Les circonvolutions du cerveau sont aplaties: leur substance est dure et à la coupe elle présente une surface lisse, paie, brillante et élastique. Une semblable induration peut se voir sans aucune hypertrophie; on dit qu'elle est alors le résultat d'une intoxication saturnine chromque, et M. Brunei par contre a décrit une hypertrophie du cerveau sans induration et due néanmoins à une prolifération du tissu conjonctif - Le Howden a récemment décrit les lésions qu'il a trouvées dans un cas de démence sénile, où la mort se produisit dans le coma. Le cerveau était atrophié; dans les mailles de la
^. Annale. Médico-psyckolooiriues, 1874. ^'^-''^^^'j^^'^^^^^^^ sieurs n.omoiros français sur ^^^^^^l^ T^;^ An cerveau Anatomy ami Physiology de ma ^^TJ, se Uot^^^
bYdrocéphaliqae d'un icliolép'lepUque ; 1 Mmispl^re dio.t pe»^^^^^^^^^ . de plus que l'iiftmisplière gauche, et cette différence de poid. rauguicntaliou de la névroglie.
l'anatomie pathologique de la folie 547
pie-inère, il y avait une effusion séreuse abondante ; les ventricules étaient remplis de liquide, et les vaisseaux de la base du cerveau étaient athéromaleux ; les cellules nerveuses de la substance grise étaient environnées de granulations noires, qui obscurcissaient presque toujours le noyau, mais qui évidemment étaient en dehors de la cellule. Beaucoup de cellules avaient une apparence ratatinée et chétive ; il y avait beaucoup de corps amyloïdes et . hyalins à la périphérie de la substance corticale, et les petits vaisseaux de la substance grise étaient presque tous revêtus d'une matière granuleuse. Il y avait aussi des varicosités et des dilatations anévrysmales bien nettes des vaisseaux de la pie-mère, et partout on trouvait des anévrysnies miliaires, comme on en trouve dans le voisinage d'une hémorrhagie cérébrale, et les parois des vaisseaux avaient une apparence granuleuse. Les anévrysmes étaient surtout nombreux dans le voisinage d'un petit épanchementde sang semi-liquide et d'un petit caillot noir \ Nous n'avons aucune description complète et précise — rien que des indices vagues — des lésions des cellules des circonvolutions, bien que nous sachions qu'elles sont le siège d'altérations et que plusieurs observateurs aient témoigné de leur apparence chétive, flétrie et anormale dans ces cas d'extrême désorganisation mentale, telle que la démence consécutive à une folie prolongée, la démence sénile et l'idiotie congénitale. Il y a quelques années, un savant allemand, le D' Tigges, a décrit une prolifération des noyaux des cellules nerveuses dans la folie niguë, et il a déclaré que les nombreux noyaux disséminés que Ton rapportait habituellement au tissu conjonctif avaient en réalité leur origine dans la rupture des cellules arrivées à un; degré extrême de dégénération inflammatoire; mais je ne sache pas que ces observations aient été confirmées-. Le Meschede^ a décrit les lésions de la première période de la paralysie générale comme ayant un caractère inflammatoire, la dégénérescence graisseuse et pigmentaire des cellules ganglionnaires appartenant à une période ultérieure ^