Journal of mental science, octobre
l'hypnotisme, le somnambulisme 87
est certain qu'il voyait les chaises qu'il prenait, ainsi que tout autre objet qui pouvait servir d'arme, bien qu'il fût aveugle pour tout ce qui n'était pas en rapport avec ses idées illusoires ; parfois il entendait, et répondait distinctement aux questions qu'on lui faisait; d'autres fois, non.
C'était dans une de ces attaques qu'il avait tué son enfant. Sa femme s'était éveillée en l'entendant crier et se jeter furieusement sur l'enfant; elle s'était levée précipitamment, l'avait suivi comme elle avait coutume de faire, l'avait entendu lancer quelque chose contre le mur et fut frappée d'horreur en voyant que c'était son enfant dont le crâne était tellement fracturé qu'il mourut rapidement. Eveillé par ses cris, Fraser montra la plus grande angoisse, courut chercher de l'eau, réveilla ses voisins et envoya quérir un médecin. Il fut mis en accusation comme meurtrier, mais il fut acquitté, ayant été reconnu inconscient de ses actes, en raison de son état de somnambulisme.
Ce fait est un argument en faveur de l'opinion des anciens médecins qui voyaient une affinité entre le somnambulisme et l'épilepsie. En réalité, si l'on réfléchit aux cas d'épilepsie offerts par d'autres membres de sa famille, et au caractère des attaques nocturnes, on peut regarder ces dernières comme des attaques nocturnes d'épilepsie dans lesquelles la décharge suivait un canal mental au lieu de suivre un canal moteur, comme nous savons que cela arrive dans quelques cas d'épilepsie -diurne.