XX INTRODUCTION
ment dans l'espace et le temps pour un cas spécial. Le hasard et le libre-arbitre> en entrant comme coefficients dans la formule secondaire, et ne marquant que des tendances cpnditionqellement réalisables^ trouveront toujours leurs limites d'action dans la loi primaire. Or, ce sont justement ces lois naturelles primaires, nécessaires et immuables, pouvant servir de base aux formules mathématiques, qui manquent à la statistique. C'est que la statistique ellemême ne saurait être reconnue que comme un art, l'art d'observer, de détailler, de grouper» de combiner ceux des phénomènes sociaux qui peuvent être exprimés au moyeh de nombres et de proportions mathématiques; elle peut calculer les maxima et les minima, elle peut en déduire les moyennes et même supputer l'avenir, en se basant sur la théorie des probabilités. Mais c'est à ce travail que doit se réduire son rôle.
D'autres savants ont cherché dans l'action du milieu physique, des climats, de la configuration du sol, etc., la loi générale dont aurait dépendu, dans les premiers temps, le développement des différents groupes de population et des différentes races, et c'est. en faveur de leurs travaux que^ ces savants ont réclamé la dénomination de Physique Sociale. Mais l'histoire nous apprend que la civilisation a jeté ses racines autant sur les montagnes que dans les plaines^ autant au bord de la mer que le long des fleuves^ au milieu 4es forêts ainsi qu'au sein des déserts. C'est que la civilisation doit être reconnue avant tout comme le fruit d'actions de certaines races privilégiées et qu'elle implique une question plutôt ethnographique que purement physique. Or, les races humaines, dès les premiers temps, se sont adonnées à des migrations incessantes, passant d'un climat à ^Q autre, des continents aux îles et des îles aux conti-