‹ La pathologie socialeChapitre 16 sur 48 · XXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXIV INTRODUCTION

de rindividu^ soit plante^ 8oit auimai, à son espèce et la vie de l'homme au sein de la société^ tandis que les différences en sont profondes et essentielles. Il ne trouvera également que peu de différence entre Pacquisition des moyens de subsistance par les individus^ plantes et animaux, et la produc-. tion des valeurs au sein de la société humaine^ tandis que la différence en est encore plus profonde. Dans le premier cas, l'acquisition de la nourriture implique un ^cte isolé, immédiat, individuel; dans le second^ les produits n'atteignent le consommateur que par un long chemin de circulation au moyen de l'échange occasionné par la spécialisation et la division du travail. L'échange des produits au sein de la société, dirigé par les forces et les intérêts communs de la société comme unité organique^ correspond donc aux fonctions physiologiques des cellules au sein des organismes de la nature et non aux actes isolés des individus cherchant à subvenir à leurs besoins du moment.

Quelques économistes ont été choqués de la dénomination de corps que nous avons employée pour désigner la réalité de la connexion des forces sociales. Si c'est le mot seulement qui déplaît^ on pourrait désigner les différents groupes sociaux comme autant de systèmes, ce qui ne changerait rien à l'essence des choses. On emploie en biologie les deux expressions indifféremment^ en désignant, les différentes parties du corps animal comme système nerveux, système musculaire, système vasomoteur, etc., quoiqu'ils ne forment tous qu'un seul corps.

 notre point de vue^ la société humaine^ dans ses différents agrégats unifiés, présente autant de corps ou, si on le préfère, autant de systèmes de cellules, et ces agrégats, par leur connexion intérieure, correspondent de plus près aux systèmes nerveux des individus de l'espèce animale et sur-

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