‹ La pathologie socialeChapitre 19 sur 48 · XXVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXVIII INTRODUCTION

sépareront de notre temps. Cette loi^ en expliquant toute la marche de l'évolution sociale tant de l'individu que de l'humanité entière, présente, dans la personne de Tenfant^ un objet réel pour étudier tout le passé de l'humanité. Elle détermine, en même temps, la direction dans laquelle l'évolution sociale devra s'effectuer daus Tavenir. Savoir, c'est prévoir. Comme tout individu du règne végétal ou animal constitue un microcosme organique qui reflète tout le passé de son espèce^ de même, selon cette loi^ chaque individu représente, en ce qui concerne leséléments nerveux, porteurs de ses facultés intellectuelles et morales» un microcosme social vis-à-vis du macrocosme socicd qui est l'humanité entière. La loi que nous venons d'énoncer, c'est donc une loi génésique sociale par excellence, c'est la loi primaire de l'histoire du genre humain.

Le hasard et le libre-arbitre peuvent-ils changer quelque chose à cette loi? L'homme peut-il s'y soustraire? Non, certainement. Tout individu doit^ nécessairement, passer en se développant par les couches d'éléments nerveux accumulées par les générations précédentes, et il les léguera nécessairement aux générations futures. Par l'éducation, l'adaptation au milieu social ambiapt, par la lutte pour l'existence, la sélection et la ségrégation, les résultats de cette accumulation peuvent être modifiés, accélérés ou retardés, sans suspendre l'action même de la loi. Le cadre de ce travail ne nous permet pas d'entrer ici dans une exposition détaillée sur les modulations que subit cette loi sous l'influence de différents facteurs de la vie sociale. Elles sont aussi nombreuses que celles que subit la loi d'hérédité organique en général. Cette loi n'en subsiste pas moins. Nous sommes forcé de renvoyer le lecteur pour ce qui concerne

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