‹ La pathologie socialeChapitre 20 sur 48 · INTRODUCTION XXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXIX

ces modulations aux chapitres correspondants de notre œuvre (1). .

Tâchons de nous rendre compte d'une autre loi qui peut être présentée comme la loi de l'évolution progressive de la socié conçue comme organisme réel.

Comme il n'y a pas de corps inorganique absolument inerte, privé de forme et d'unité quelconque, comme il n'existe pas d'organisme sans action physiologique, sans délimitation morphologique et sans unité, de même il est impossible qu'une réunion d'êtres humains existe sans qu'ils subviennent, d'une manière ou d'une autre, à leurs besoins, sans qu'ils délimitent réciproquement leurs actions par des mœurs ou des lois, et sans qu'il y ait communauté d'intérêts et de tendances entre les individus. Toute communauté d'hommes présente^ en d'autres termes, trois sphères : les sphères économique, juridique et politique, qui correspondent aux sphères physiologique, morphologique et unitaire des organismes de la nature. Nous avons prouvé^ dans nos c Pensées sur la Science Sociale de l'Avenir », que cette analogie doit être congue, non dans un sens figuratif, mais dans un sens parfaitement réel (2).

Or^ quelle est la loi d'évolution progressive pour chacune de ces trois sphères ? '

Pour la sphère économique : augmentation de la propriété marchant de pair avec l'exercice d'une plus grande liberté économique.

Pour la sphère juridique : délimitation plus spécialisée et plus nette des droits individuels et communs, concurremment avec la possibilité plus grande de les faire valoir.

(1) T. II, ch. îx et sùiv.

(2) T. I> eh. ix.

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