XXXII INTRODUCTION
manifesta par des données positives dans le premier cas> et par des facteurs négatifs dans le dernier. C'est donc une loi d'évolution nécessaire et immuable que nous venons de formuler en analogie avec la loi générale à laquelle estsou*^ mise la vie organique dé la nature entière.
L'Économie Politique dispose déjà de quelques-unes de ces lois qui président à l'action des forces économiques de la société. C'est d'abord la loi de la division du travail découverte par Adam Smith. Cette loi^ comme nous l'avons déjà relevé, se fonde sur la loi générale de la spécialisation des organes et des fonctions physiologiques communes à tous les êtres organisés, et ce n'est que grâce à son universalité qu'elle a pu être reconnue comme loi économique nécessaire et immuable. C'est ensuite la loi de la croissance de la population en une proportion plus forte que l'augmentation des moyens de subsistance, loi découverte par Malthus et complétée par la théorie de la rente de Ricardo. Cette loi découle de la lutte pour l'existence des êtres organisés et de la survivance du plus apte.
Mais Adam Smith, ainsi que Malthus et Ricardo, n'ont pas conçu la société humaine comme un organisme vivant réel ; ils n'ont pu, en conséquence, prendre en considération tous les facteurs psycho-physiques qui agissent simultanément au sein de la société humaine et qui modifient les formules des lois qu'ils ont découvertes dans leur application à la vie sociale. Il en est résulté des malentendus dont souffre encore aujourd'hui l'Économie Politique. C'est l'individu, cet élément anatomique primaire de Torganisme social, que les économistes ont de préférence en vue sans apprécier à sa juste valeur l'action des forces qui réunissent les individus en un système social commun. De là, les théories incomplètes de l'individualisme. à outrance, du laisser-