‹ La pathologie socialeChapitre 24 sur 48 · XXXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXIV INTRODUCTION

réunions de cellules vivantes, on se demande quelle est 1» force mystérieuse qui les fait travailler en commun et subir Pimpulsion d'une force unificatrice supérieure? Il en est de même de ces animaux maritimes, semi-plantes et semianimaux qui, en formant des colonies, vivent d'une existence commune. On se demande, ici, où commence Pindividu vis-à-vis de la communauté, comme, par rapport aux animaux d'espèce plus élevée, on se demande où finit l'individu et où commence la communauté? G'est la conception de la société humaine comme organisme réel qui nous montre la direction dans lequelle il faut chercher la solution de ees problèmes.

Après avoir constaté l'existence des lois naturelles de l'évolution sociale, il s'agit de trouver une classification des phénomènes sociaux qui corresponde aux manifestations des forces dans la nature organique. Or, ces manifestations portent un triple caractère : physiologique, morphologique et hiérarchique ou unitaire, qui, à son tour, correspond à la manifestation des forces inorganiques comme action physico-chimique, comme forme et comme unité. Il ne peut, en conséquence, exister qu'une seule classification X naturelle des phénomènes sociaux, en économiques, juridiques et politiques. Toutes les autres classifications n'im^ pliqueront qu'une coordination d'idées abstraites ou de définitions générales, d'après des schèmes hors de tout contact avec la réalité des choses. Ces classifications artî-

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