‹ La pathologie socialeChapitre 25 sur 48 · INTRODUCTION XXXV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXXV

ficielles enlèvent aux conceptions telles que : évolution et involution, connexité et coaction, droit et liberté, etc., leur sens concret, les disjoignent d'une manière violente ou les entre -mêlent confusément. C'est par cette voie que font irruption dans la sociologie toutes les idoles ^ dont parie Bacon dans son Nooum Organurriy et qu'il combat de toute la force de son génie. Ces idoles sont les mots et la phrase qui sont substitués à la téalité des choses^ les passions personnelles, les points de vue subjectifs, les systèmes philosophiques et métaphysiques, les partis-pris et les préjugés. Les soi-disant lois naturelles qu'on croit découvrir par ce chemin, ne sont que des toiles d'araignée que le premier souffle fait disparaître et remplacer par un autre tissu d'idées, d'une consistance aussi peu réelle et aussi éphémère.

La triple loi de l'évolution sociale que nous avons formulée en concordance avec la manifestation trinitaire des forces de la nature organique et inorganique, et qui est unifiée par la loi générale d'intégration et de difTérenciation de l'univers entier, préside au développement progressif et régressif, autant du système nerveux social que de la substance sociale intercellulaire. En s'appuyant sur la loi, énoncée plus haut, de la condensation et de la capitalisation^ par la voie des réflexes, des énergies psychiques de toutes les générations antécédentes, cette triple formule embrasse, en outre, tout le contenu de l'histoire humaine.

On aurait tort d'objecter qu'en formulant la loi d'évolution sociale, nous n'aurions pris en considération que les symptômes extérieurs du progrès et du regrès, et perdu de vue les facteurs les plus puissants de l'évolution sociale, ' les facteurs intellectuel, moral et surtout religieux.

La Sociologie, sous peine d'empiéter sur les domaines

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