‹ La patrie de saint Jean-Baptiste, avec un appendice sur ArimathieChapitre 12 sur 50 · VIII, 41 ; - IX, 28 ; - XI · texte numérisé non relu

VIII, 41 ; - IX, 28 ; - XI

saint Jean-Baptiste fut décapité; et néanmoins il passe sous silence les noms de tous ces lieux mémorables. On a fait toutes sortes de conjectures pour expliquer cette parcimonie topographique du troisième évangile. Pour nous, il suffit de la constater et d'en conclure qu'il ne faut pas être surpris qu'il indique avec si peu de précision la patrie du Précurseur.

Ne nous arrêtons pas davantage à ces considérations. Les assertions des partisans d'Hébron sont toutes les trois formellement contredites par l'histoire du peuple d'Israël. Ils ne s'en sont pas aperçus parce qu'ils jugeaient de l'administration politique et religieuse de la Palestine au temps de Zacharie d'après celle qui fut établie à l'arrivée des Israélites clans la Terre promise, sans tenir compte des changements que de longs siècles, de grandes perturbations politiques et de nombreuses adversités y avaient introduits. Voilà pourquoi nous avons à soutenir contre les partisans d'Hébron les trois propositions suivantes, que nous traiterons chacune dans un chapitre à part :

l*' Si au temps de Josué les prêtres étaient tenus d'établir leur résidence dans les villes sacerdotales, il n'en était plus de même au temps de Zacharie.

2p Si Hébron était à l'origine une ville de Juda ou de la Judée, elle cessa de l'être pendant la captivité de Babylone. Elle devint alors une ville de l'Idumée, et c'est comme telle qu'elle figure invariablement clans l'Ecriture sainte et dans l'histoire.

3^ L'expression in montana n'était pas employée au temps de saint Luc pour indiquer les montagnes d'Hébron, ni celles du plateau méridional de Juda, mais bien le plateau septentrional, les environs de Jérusalem.

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