‹ La patrie de saint Jean-Baptiste, avec un appendice sur ArimathieChapitre 6 sur 50 · II) III · texte numérisé non relu

II) III

avant que le nom de ce pays ne soit établi et fixé par d'autres témoignages historiques ; car dans la Bible le mot Juda est souvent employé pour désigner la Judée. Dans un chapitre des Paralipomènes, ce mot revient onze fois, sous la forme de villes de Juda, terre de Juda, hommes de Juda, indiquant toujours la Judée elle-même (1). Dans les livres des Machabées, le territoire de Juda, j7\ 'lo'joa, et la Judée 'lo'jôaia (2), représentent indifféremment le pays qui s'étend du midi de la Samarie jusqu'à Bethsour au nord d'Hébron. Aussi parmi les versions de l'évangile de saint Luc, plusieurs manuscrits contiennent le mot Judée, au lieu de Juda (3).

En réalité, qu'on lise in civitcdem Juda, ou bien in civitateni Judœœ, on se trouvera toujours en présence de la même difficulté, aussi longtemps que la ville elle-même restera inconnue.

En somme, la grande divergence des opinions émises par les exégètes qui se sont occupés de la patrie de saint Jean-Baptiste, prouve suffisamment que celle-ci n'est pas indiquée dans l'Evangile. Mais les paroles de saint Luc étant d'une si grande élasticité et se prêtant à tant d'interprétations différentes, chaque exégète a pu aisément étayer sur elle sa propre théorie topographique. Notre tâche consistera donc à rechercher et à examiner les motifs qui ont décidé les écrivains à se prononcer en faveur de telle ou telle ville en particulier.

(1) II Parai., XVIî. — Cïr. Jerem., VII, 2, 30, 34 ; — XVII, 1, 19, 26.

(2) I 3Iacch., XII, 46 et 52.

(3) Voir : Tischendorf, Nov. Ttst. gr.\ Leipzig, 1869, t. I, p. 419.

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