‹ La Patrie en dangerChapitre 56 sur 111 · ACTE III, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IX

jette!... Vous voyez qu'il y a bien des choses de changées, commandant.

PERR1N.

Je ne vois, moi, que mon serment sur ce drapeau, (n

montre un faisceau de drapeaux au-dessus de la porte du fond.) VOUS

pouvez le lire tous : La liberté ou la mort !

MARCEAU, rentrant.

Et nous le tiendrons !

VOGNET.

Et la population, commandant? la population menacée d'un second bombardement, d'une ruine entière, de l'embrasement de tou!e la ville ! Les femmes folles et furieuses de peur... (Cris au dehors.) entendez-vous leurs cris?... qui assiègent en troupe, depuis le lever du jour, la maison commune pour demander qu'on leur épargne les horreurs d'une résistance inutile, comment les contiendrez-vous? Le peuple vous déborde, il est déjà plus

fort que VOUS. (Grands cris au dehors.) Tenez ! (il va à une fenêtre.) Regardez : l'émeute bouscule vos factionnaires...

Elle monte l'escalier, elle approche. (Fracas des portes ouvertes par la foule, qui entre en jetant une clameur.) Commandant, la

voilà! répondez-lui !

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