‹ La Paume de la MainChapitre 37 sur 41 · TECHNIQUE OPÉRATOIRE · texte numérisé non relu

TECHNIQUE OPÉRATOIRE

La thérapeutique des plaies profondes avec lésions mulliples, se réclame des régles de la chirurgie réparalice par première intention.

Comme l'a écrit le Professeur Lejars ? 4 C'est une opéralion véritable de technique précise, menue, mimuleuse, el qui nécessite toujours l'anesthésie générale. »

Nous allons essaver de formuler quelques règles susceplübles de faciliter une opération qui peut être des plus complexes.

1° \écessilé de l'anesthésie générale

Réalisée soit à Faide de léther ou du chloroforme, elle nous paraît indispensable pour mener à bien une iwlervention qui, par le fait même des lésions qu'elle <e

propose de traiter, sera d'une certaine durée. 2° Nécessité de l'application d'une bande d'Esmarth,

si toutefois Je garrot placé au moment des premiers

soins, est devenu insuffisant pour assurer lhémostase.

3° Ne commencer le nelloyäge de la plaie qu'au moment oùle blessé est complètement endormi.

Ce lemps préliminaire à une grosse importance. d'autant plus qu'ici la préparalion du champ opératoire offre de réelles difficultés. Etant donné les circonstances

du traumatisme, il s'agit le plus souvent de places

souillées; de plus, chez les sujets habitués aux travaux manuels, la face palmaire de la main est recouverte d'une couche cornée plus épaisse, d'un décapage parfois laborieux.

Nous pensons qu'un savonnage énergique suivi d'un nettoyage à l'éther ou à la benzine, suffit généralement pour obtenir une détersion complète de la paume.

1° Ces temps préparatoires accomplis, 11 faut commencer l'exécution de l'intervention elle-même.

Les voies d'abord du creux palmaire n'offrent rien de très particulier. Elles procèdent du même grand principe de la chirurgie des membres qui demande à être pratiquée au grand jour. Il est indispensable d'opérer à ciel ouvert, pour réaliser facilement les différents temps de celle intervention réparatrice au premier rang desquels nous devons placer les sutures tendineuses.

L'incision classique de x paume, allant du milieu du lalon de la main au 2° espace interdigital, est lincision de choix, car elle tient compte de la direction des principaux organes.

Au cours des plaies profondes, comme la section est presque toujours transversale, il est nécessaire de brancher sur la lèvre supérieure une incision verticale qui, dans l'axe de la main, remonte jusqu'au talon où même au poignet.

Dans d'autres circonstances, il peut être utile de prolonger vers le bas l'incision verticale. De toute façon, qu'il s'agisse d’une incision en T ou d'une incision en croix, on peut ainsi rabatlre deux volets cutanéo-

aponévrotiques: ce qui donne un large accès sur le creux

et permet de procéder plus facilement à la culure des différents éléments.

o° La toilette chirurgicale de la plaie doit être alors effectuée. On la réalise facilement par Fexcision ou bistouri où aux ciseaux, des parties contuses.

Après ce nettoyage qui présente un gros imlérêl parce qu'il prévient l'infection, grâce à l'ablation des parties les plus souillées. |

6° Il faut procéder au lemps principal qui est la reconstitution immédiate des éléments anatomiques. I s’agit d’une opération complexe, d'où nécessité ‘d'observer les différents temps qu'elle comporte el traiter dans l'ordre Les vaisseaux, Les tendons, Les nerfs, s'il v a lieu, Les plans de couverture.

avec des variantes tirées de l'importance des lésions.

À. —— Pratiquer l'hémostase méliculeuse, non seulement des arcades palmaires qu'on lie nalureHement aux deux bouts, mais encore de out vaisseau qui pourrait

saigner après ablation du garrot. Celle-ci étant réalisée :

B. — S'occuper de la suture des tendons jlechisseurs. Reconnaître le bout distal, repérer chacun d'entre eux à l’aide d’un fil d'attente.

La recherche du bout proximal constitue une des phases laborieuses de ce temps opératoire.

Malgré l'expression musculaire, méthodiquement réalisée par l'application d'une bande d’Esmarch, il

Page 1