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nous parait indispensable, surtout au cours de lésions lendineuses multiples, de pratiquer la section complète du ligament annulaire antérieur du carpe, laquelle facilite considérablement ces recherches multiples et abrège nolablement la durée totale de l'intervention.
On procède au repérage de chaque tendon.
On pratique la suture bout à bout, de préférence au fil de lin n° 1, soil par le procédé de Le Dentu, soit par le procédé de Schwartz. Mieux, en employant le procédé de notre Maître le Professeur Cunéo, parce qu'il présente l'avantage d'une suture plus solide, partant plus satisfaisante. Du reste, nous n'avons pas à entrer dans le détail de ces différents procédés qui ont élé remarquablement exposés dans la thèse de notre Collègue «1 ami le D' Phelippes de la Marnierre. Qu'il nous soit simplement permis d'émettre une idée sur le résultat de la suture des tendons au ereux de la main. L'expérience nous apprend qu'à ce niveau, encore plus que partout ailleurs, dans nombre de cas, les sutures ne tiennent pas.
A notre avis, la rupture secondaire du eal fibreux est plus fonction du siège que du mode de suture.
En effet, à la paume, le tendon fléchisseur, malgré son lunnel, est mal étavé, par suite de sa direction divergente: de plus, il présente à ce niveau des mouvements de très grande amplitude. Donc, plus grande mobilité, absence d'un soutien suffisant favorisé par la divergence, semblent constituer les deux causes imporlantes intrinsèques de l’insuccès des sutures tendineuses à la paume, auxquelles s'ajoutent les causes extrinsèques dont nous avons vu plus haut le rôle néfaste. Bien
entendu, dans le cas de destruction étendue d’un tendon, on peul pratiquer où l'anastomose tenñdinense ou le dédoublement du tendon.
C. — Traiter les lésions nerveuses, Se résume a pratiquer la suture de la branche profonde du nerf cubital, la seule, susceplible, de par ses dimensions, de bénéficier de cette thérapeutique. Pour les autres nerfs plus ténus, il peut être ulile, sans S’attarder à leur recherche, de mettre en contact leurs extrémités sec-
lionnées.
D. — Reconstiluer la courerlure cutanéo aponévrolique en deux plans si possible, en avant soin d'isoler les tendons du plan cutané.
On v arrive en suturant les languettes prétendineuses, nous l'avons dit, souvent reconnaissables au cours de l'intervention.
L'isolement des sutures tendineuses par des lames de caoutchouc, tel que l’a préconisé le Professeur Delbet ou bien à l’aide de membranes vivantes, conservées dans l'alcool, nous paraît d’une application difficile ici, en raison de la multiplicité des lésions.
L'application d’un drainage filiforme aux crins. laissé en place 24 ou 48 heures, nous paraît prudent. surtout si on n'a pu réaliser une hemostase absolument parfaite.
L'unmobilisalion de la main doit être faite en demi pronaliôn, une planchette palmaire sur laquelle sont repliés tous les doigts assure le maintien de cette attitude.
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Nous n'avons pas à nous occuper ici des différentes opérations itératives auxquelles on doit recourir dans le cas où la première intervention n'a pas donné le résultat fonctionnel recherché. Nous avons eu Simplement en vue l'étude du traitement des plaies profondes de Ta paume, inmédialement après le traumatisme, nous avons essavé de donner à ce chapitre si important de la chirurgie des membres, la place qu'il doit occuper dans le domaine
de la chirurgie d'urgence.