OURSIN
L'oursin est un coquillage que Ton trouve danil Méditerranée, sous les roches. Il est revêtu d'épines atf trelacées comme celles d'une châtaigne ou d'un épie ; les meilleurs sont presque gros comme le poingJ coupe la couronne de l'oursin avec des ciseaux, et on lève avec une cuiller quatre languettes de couleur rose! Chine, qui sont tout ce qu'on en mange. L'oursin (le1| Méditerranée est d*une belle couleur violelte; celui ^ l'Océan est jaune et ne vaut rien.
PERCHK.
Peroa fluviatilis. — Persega, en Italie. — Ringel-permg, • Allemagne. — Biïrstèl, en Bavière. — Bocars, en Hollande. * Perchf en Angleterre.
La perche brille d'une couleur d or mêlée de jaofl et de vert, que rendent plus agréable à voir, et le roui
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répandu sur toutes les nageoires, excepté sur celle du dos, et des bandes transversales larges et noirâtres. Ces bandes sont inégales en longueur, ordinairement au nombre de six, et ressemblant, le plus souvent, à des reflets qui ne paraissent que sous certains aspects, plutôt qu'à des couleurs fortement prononcées. Les deux dorsales sont violettes, et la première de ces deux nageoires porte une tache noire à son extrémité posté* rieure.
La perche ne parvient guère dans les contrées tempérées, et particulièrement dans celles que nous habitons, qu'à la longueur de six ou sept décimètres, et die pèse alors deux kilogrammes, ou à peu près ; mais, dans les pays plus rapprochés du Nord, elle présente <)es dimensions bien plus considérables. On en a péché, en Angleterre, du poids de quatre ou cinq kilogramïûes. On en trouve en Sibérie et dans la Laponie d'une grandeur telle, que plusieurs écrivains les ont nommées monstrueuses. Suivant Bloch, on conserve dans une église de Laponie une tête de perche de plus de trois décimètres de longueur, et l'on peut d'autant plus, d'après ces faits, croire que les eaux des climats les plus froids sont celles qui, tout égal d'ailleurs, con-
'ïennent le mieux à l'espèce dont nous parlons, qu'on ne peut pas dire que la grandeur des perches du nord de l'Europe dépende des soins que les Lapons ou les "*l>itants de la Sibérie se sont donnés pour améliorer '^ poissons de leur patrie.
nt DICTIONNAIRE DU PÉCHEUR.
Les perches se plaisent beaucoup dans les hcs. Elles les quittent néanmoins pour remonter dans les rivières et dans les ruisseaux, lorsqu'elles dmieot frayer.
La perche ne fraye qu'à Fàge de trois ans. C'est a printemps qu'elle chiche à déposer ou à féconder lei œufs. Ces œufs sont souvent de la grosseur des gnoMi de pavot ; mais, lorsqu'ils sont encore renfermés diiv le corps de la femelle, ils n'ont que le très-petit vûlmDS de la poudre fine à tirer. Le nombre de ces œufs vttii suivant les individus, et même selon quelques dreoistances particulières et passagères. Harmer, Blodill Gmelin ont écrit que l'on devait à peine supposer W cent mille œufs dans une perche de vingt-cinq décagrammes (ou une demi-livre) de poids. Hais voici une observation d'après laquelle nous devons croire qu'es général les perches femelles pondent un plus graD( nombre d'œufs qu'on ne l'a pensé. Le citoyen Picot de Genève, écrivait qu'il venait d'ouvrir une percb du lac sur les bords duquel il habite, que ce poisse pesait six cent cinquante grammes ou environ, qu' avait trouvé dans Tintérieur de cette persèque ut bourse qui contenait tous les œufs, que ces œufs f€ saient le quart du poids total de l'animal, et que let nombre était de neuf cent quatre-vingt-douze mille.
Le poisson que nous décrivons vit de proie. Il n peut attaquer avec avantage que de petits animaux mais il se jette aNec aN\d\\.fc^ wo^v-^eulement sur de